Procès Tarnac : la participation à des manifestations antiglobalisation

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Écrit par Thomas Milon
Julien Coupat et deux autres membres du groupe de Tarnac, Mathieu Burnel, Bertrand Deveaud au tribunal de Paris.
Julien Coupat et deux autres membres du groupe de Tarnac, Mathieu Burnel, Bertrand Deveaud au tribunal de Paris. © Olivier Corsan/Maxppp

Le troisième jour du procès Tarnac, au palais de justice de Paris, est revenu sur le point de départ de l'affaire: la pose d'un fer à béton sur une ligne TGV en 2008.

Le tribunal correctionnel de Paris s'est penché, mercredi 14 mars, sur le projet de ferme du "groupe de Tarnac", dépeinte par les services antiterroristes comme une "base logistique"  et a questionné les prévenus sur leur participation à des contre-manifestations antiglobalisation comme lors de sommets internationaux par exemple à Vichy en 2008.

La cour a interrogé deux des principaux prévenus, Julien Coupat et Yildune Levy sur leurs activités avec des activistes.


Y a-t-il des preuves de dégradations ?


La présidente a montré des photos d’affrontements avec la police aux prévenus mais à aucun moment on ne peut identifier ces derniers, qui ne contestent pas pour autant leur présence dans les manifestations.

"A combien de manifestations estimez-vous avoir participé ?", demande la présidente à Julien Coupat. "A raison de 2 par mois pendant 20 ans, cela fait 480", répond le prévenu.

Y-a-t-il une association de malfaiteurs avec des preuves de dégradations ? c’est sur ces points que le tribunal devra fonder sa conviction.

La présence de 18 policiers en question


Lors de ce troisième jour, l'audience est revenue sur la pose du fameux crochet de fer à béton sur le caténaire d'une ligne TGV qui a semé la pagaille.

Au coeur des débats, subsistait une question: pourquoi les policiers qui prétendaient être sur place dans le cadre de la filature de Julien Coupat et Yildune Levy n'ont il pas alerté les autorités, quand à 5h30 du matin, le premier train déclenche une gerbe d'étincelles ? Ce n'est que 5 heures plus tard que la SNCF donne l'alerte, puis 3 heures plus tard que les gendarmes constatent un sabotage.

Pour la défense, cela montre qu'il est invraisemblable que les policiers aient été sur place et que le PV assurant que Julien Coupat et Yildune Levy étaient près est voies, est un faux.

Tarnac: troisième jour du procès

 

Suivez le procès en direct avec Isabelle Rio et Margaux Blanloeil

 

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