Salon de l'agriculture. "Elle avait des prédispositions pour gagner" : Orange, la vache star venue de Corrèze

La Corrèze à l'honneur au Salon de l'agriculture 2024 ! Orange, une vache de race Salers, a raflé le premier prix du concours. Un animal de 900 kilos qui fait la fierté de son élevage à Saint-Privat.

Elle est la reine de sa catégorie. Orange, une Salers de 900 kilos, vient d'être sacrée au Salon de l'agriculture 2024. Cette vache de six ans, née en Corrèze, a remporté le prix devant douze autres concurrentes.

Orange fait la fierté de son exploitation. Un élevage de soixante-dix bovins à Saint-Privat, détenu par la famille Fourtet depuis quatre générations. Aujourd'hui, c'est David Fourtet qui tient l'entreprise. Et ce dernier était confiant avant le concours. "Orange avait des prédispositions. Dire qu'elle partait favorite loin de là, il y avait de très bonnes vaches dans la section. Mais elle a un très joli bassin, beaucoup de féminité, d’allure, de présence. Quand elle rentre dans un ring, elle a quelque chose qui se dégage et ça, c'est depuis petit", assure-t-il.

J’essaye de figurer le mieux possible tous les ans pour pouvoir bien représenter l’élevage.

David Fourtet

Éleveur de bovins

La famille Fourtet n'en est pas à sa première médaille. C'est le quatrième prix remporté par l'exploitation. "J'ai la chance d'avoir des gens qui ont travaillé derrière moi et qui ont fait le chaptel qu’il est aujourd'hui. J'essaie de perpétuer ce qu'ils ont fait. J’ai beaucoup appris de mon grand-père, mes oncles et mon père. Ils m’ont appris plein de détails qui font que le jour J, on peut espérer gagner quelque chose."

Les Fourtet et la Salers, une histoire d'amour

Les Fourtet ont toujours cru en la Salers. "Mes parents ont toujours été amoureux de cette race. Elles ont énormément de qualités, elles correspondent aux attentes sociétales et environnementales. Elle est capable d’élever seule son veau sans nourrisseurs et complémentation d’aliments. C’est une race rustique qui permet de valoriser nos montagnes et les fourrages. Si je n'avais pas eu la Salers, je n'aurais surement pas fait ce métier, je suis passionné par cette race", confie David Fourtet.

Son père, Fernand, confirme que sa famille est tombée amoureuse de la race. "La Salers, mon grand-père en avait, y croyait et c’était un mordu de la race. Je le suis aussi et David encore plus !"

Née en janvier, la petite Virginie est une graine de star, petit veau de la gagnante. La famille Fourtet tient peut-être là aussi, une future championne.