Prouesse technologique. Le drone, "équipé d'un laser pour faire de la modélisation 3D", outil prometteur pour les fouilles archéologiques

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Tintignac : ce site gallo-romain exceptionnel est aussi le lieu d'expérimentation archéologique. Une équipe diligentée par la DRAC du limousin a testé l'utilisation d'un drone en milieu confiné. Une première en Europe. ©Tania Gomes et Mazigh Abdelli-France 3 Pays de Corrèze

Site gallo-romain exceptionnel, Tintignac est aussi un lieu d'expérimentations archéologiques. Ce 5 décembre, une équipe diligentée par la DRAC du Limousin y a testé l'utilisation d'un drone en milieu confiné. Une première en Europe, pleine de promesses.

"Oufff, là, c'est pas évident." Pour le pilote Patrice Le Foll, l'exercice du jour est ardu : décollage direction six pieds sous terre, pour une inspection souterraine. Un vol dans un puits de douze mètres.

Le drone d'à peine deux kilos peut évoluer en milieu confiné pendant au moins dix minutes.

"Il fonctionne en totale autonomie avec une radio commande. Nous, on va récupérer les informations visuelles. Il est de plus équipé d'un laser pour faire de la modélisation 3D" précise Patrice Le Foll.

Une première européenne

Une prouesse technologique prometteuse, qui permet d'éviter les contraintes sécuritaires pour les fouilles à risques. "Sur les sites archéologiques, c'est une grande première. On utilise tous les jours ce genre de machine dans les réseaux d'assainissement ou dans les tours de refroidissement des centrales nucléaires", indique Patrice Le Foll.

De nombreux avantages

Moins de dangers pour les archéologues, moins de contamination potentielle des sites, mais surtout un outil bien plus précis que les outils traditionnels des archéologues : "Ils avaient fait un relevé, mais un relevé avec un fil à plomb, avec des points tous les centimètres, même plus" relève Fabien Loubignac, du service régional de l'archéologie à la DRAC Limousin." Lui, en un seul vol de cinq minutes, il nous a fait un relevé en trois dimensions qu'on va pouvoir manipuler sur ordinateur, et en tirer des coupes, des sections, connaître exactement l'altimétrie", poursuit-il. 

Des archéologues convaincus

À l'examen des premières images : le drone est définitivement adopté : "La modélisation, c'est vraiment super. Là, on va commencer à voir des encoches qui avaient été vues lors de la fouille, mais pas de façon aussi précise".

Le site de Tintignac va ainsi dévoiler un peu plus de ses mystères.