Viol commis lors d'un covoiturage. Un homme de trente ans condamné à huit ans de prison

La cour criminelle de la Corrèze examinait depuis ce lundi 12 février une affaire de viol lors d'un covoiturage entre Toulouse et Clermont-Ferrand. Un homme de trente ans était jugé pour des faits remontant au 18 février 2022 près de l'A20 à hauteur de Vigeois, en Corrèze. La victime, âgée de 22 ans, avait été abandonnée au bord de la route en pleine nuit, après avoir été violée.

Deux experts, psychologue et psychiatre se sont succédés à la barre en ce deuxième jour d'audience, pour dresser un portrait de l'accusé. Devant la cour criminelle de Corrèze, ils décrivent un homme au profil psychologique asocial, ayant un mode de fonctionnement unidirectionnel : "les conséquences de ses actes ne l'affectent pas".

Les experts n'ont pas relevé de maladie mentale ni de troubles psychiatriques chez cet homme qui à 30 ans, n'a jamais travaillé plus de deux mois d'affilée, est toujours domicilié chez ses parents, et compte une quinzaine d'infractions pénales inscrite à son casier judiciaire.

Un accusé qui se pose en victime

Dans sa lettre au juge, le mis en cause écrit à propos de la victime : "elle pensait tomber sur la poule aux œufs d'or alors que je n'avais pas un rond". Il se place en victime d'une femme vénale. Une tendance à la victimisation confirmée par l'experte qui souligne "la faute vient toujours des autres, jamais de lui-même".

Pour les faits qui lui sont reprochés, l'accusé parle d'acte consenti. Son avocat estime que ce procès serait une simple histoire de vengeance. "C'est un dossier délicat. Il sera démontré que la motivation de la victime repose non pas sur un viol qui aurait été gratuit et non consenti, mais davantage pour une motivation qui lui est personnelle. Elle a été laissée à deux ou trois heures du matin sur un rond-point, alors que normalement celui qui la conduisait devait l'amener à Clermont-Ferrand." plaide Michel Labrousse, avocat de la défense.

Un mode de défense indécent

Elle a pensé perdre la vie cette nuit-là

Anne-Laure Lebert

avocate de la victime

"C'est un mode de défense qui est assez caricatural, qui ne correspond pas du tout à cette jeune fille qui est venue dire avec beaucoup de sincérité, avec ses mots, avec ses larmes, ce qu'elle avait vécu. Je crois qu'elle a très bien pu retranscrire le fait qu'elle a pensé perdre la vie cette nuit-là", défend Anne-Laure Lebert, avocate de la victime.

Dans son réquisitoire, l'avocate générale s'est adressée à la plaignante : "Vous êtes une victime courageuse, ce ne sera pas lui la victime, et je vais le démontrer."

Elle avait requis 10 ans de prison à l'encontre du prévenu. 

La cour criminelle de la Corrèze l'a condamné à huit années d'emprisonnement.

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