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Coup de sang du maire d’Ussel contre la police

Le montant des PV de stationnement est défini par chaque municipalité depuis le début de l'année 2018 / © Max PPP
Le montant des PV de stationnement est défini par chaque municipalité depuis le début de l'année 2018 / © Max PPP

Christophe Arfeuillère, maire (LR) d’Ussel, évoque les relations compliquées entre les habitants de sa ville et la police à la suite d’une série de PV mal ressentis par ses administrés.
 

Par Franck Petit

Christophe Arfeuillère, maire (LR) d’Ussel, est très en colère contre la police nationale, comme le rapportent nos confrères de le Montagne :

Je passe mon temps à me déplacer auprès d’Ussellois qui ont pris une amende de 135 euros parce qu’ils étaient mal garés devant chez eux.

Si demain, on annonce la suppression du commissariat d’Ussel, personne ne signera une pétition en sa faveur.


Ces propos nous ont été confirmés par Christophe Arfeuillère qui demande une réunion avec la police et le préfet pour régler cette situation.
 

La police applique la loi

Yannick Salabert, directeur de la sécurité publique pour le département de la Corrèze, s’étonne de ce qu’il qualifie d’un coup de sang du 1er magistrat d’Ussel.

La police a été appelée par des riverains qui ne pouvaient plus passer dans leur rue. Des requêtes ont notamment été faites par des directeurs d’école au moment de la sortie des classes. 

6 procès-verbaux auraient été dressés. Leur classement sans suite aurait été refusé. D’où le prix majoré à 135 euros. Pour le maire, ce nombre de PV serait largement minoré.

Il est à noter que depuis le début de l’année 2018, le montant des PV de stationnement est fixé par chaque municipalité.
 

PV pédagogique

La police indique que dans un premier temps, des PV pédagogiques ont été dressés en accord avec le parquet. Les contrevenants n’ont pas à payer ces derniers qui sonnent comme un avertissement.
 

Maire en colère ?

Yannick Salabert ajoute que ses policiers ont pris le maire en flagrant délit de stationnement interdit sur un trottoir, ce qui l’aurait mis dans une colère noire. Pourtant, il n’a pas été verbalisé. Christophe Arfeuillère refuse de nous confirmer cette anecdote plutôt cocasse.
 

Syndicats de police remontés

Dimanche, le syndicat SGP police s’est fendu d’un communiqué pour faire part de son étonnement :

Sera-t-il étonné demain que la délinquance continue d’augmenter sur son territoire après de tels propos ?



 

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