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Sophie Dessus : l'heure de l'émotion

Des discours touchants, parfois des larmes, toujours de la sincérité : la cérémonie dédiée à Sophie Dessus dans la Papeterie d'Uzerche a été marquée par une immense émotion.
Pas d'image de l'arrivée du président de la République : il a été accueilli par la famille de Sophie Dessus qui ne souhaitait pas être filmée.
La cérémonie a débuté par l'Ave Maria de Bach, joué par un ensemble classique originaire de la commune, le Forum Sinfonietta.

Et ce sont des élèves de CM2 de l'école d'Uzerche qui ont pris la parole en premiers, saluant celle qu'ils appelaient Sophie, sa gentillesse et sa longue chevelure blonde.


« TOI LA BOBO, MOI LE COCO »

L'enfance encore dans le discours du premier adjoint de la ville d'Uzerche, Jean-Paul Grador.
Il revient sur son enfance et celle de Sophie Dessus, qu'il a rencontré en Corrèze à l'âge de 4 ans lors des vacances d'été de 1960. "C'était la première fois que je montais sur un vélo, et je ne pouvais pas me défiler devant cette petite fille impertinente." Le premier d'une longue série de défis, selon l'élu. 
Puis il raconte leur long parcours commun : "toi la bobo, moi le coco"... Il résume, en larmes :

Uzerche, c'est toi".



HISTOIRE DE FAMILLE

Puis vient un hommage familial, celui de son frère.
Il parle de leur mère, elle aussi emportée par un cancer quand ils étaient adolescents.
Et de la volonté de sa soeur, qui "savait transformer leurs rêves en réalité".
 

HOMMAGE D'UN MARI

Ma Sophie aimait la vie, elle débordait de vie. Elle a été la femme de plusieurs vies

Ce sont les premiers mots de son mari, Dominique Ceaux, l'ancien directeur genéral des services du département de la Corrèze, et époux de Sophie Dessus depuis 2012.
Il parle de sa vie de mère, et de sa vie de maire : "Elle a porté Uzerche comme un étendard". Il raconte qu'elle y a tenu le conseil municipal encore à la veille de son hospitalisation.
Il évoque aussi son mandat de députée, de son goût pour la culture, de la poésie dans ces mots.  
Puis il explique sa maladie, son cancer des sinus, un cancer rare, "Ma Sophie ne pouvait décidement rien faire comme tout le monde".
Et il termine : "Elle est là, en moi". Son émotion est tellement contenue qu'elle en devient évidente.




 

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