Covid-19 en Limousin : les indicateurs ne sont pas bons, un rebond sous surveillance

L'épidémie de Covid-19 inquiète encore. En France, la situation se dégrade, lentement, mais sûrement. Si la Haute-Vienne, la Creuse et la Corrèze ont été relativement épargnées par la première vague, les indicateurs, sans être catastrophiques, dessinent une tendance qui n'inspire pas l'optimisme.

Le taux d'incidence, c'est-à-dire le nombre de cas positifs pour 100 000 habitants est particulièrement scruté.
Le taux d'incidence, c'est-à-dire le nombre de cas positifs pour 100 000 habitants est particulièrement scruté. © André Abalo - France 3 Limousin
"Il faut contenir le rebond de l'épidémie". C'est le maître-mot en ce début septembre. Le Premier ministre, Jean Casteix, a rappelé, le 11 septembre, la necessité de respecter les gestes barrières. Les préfets pourront être amenés à prendre des mesures locales pour lutter contre la propagation du virus. 

La situation est différente selon les territoires. Les grandes métropoles comme Paris, Marseille et Bordeaux, sont particulièrement exposées à ce rebond. C'est le taux d'incidence qui est particulièrement scruté. Il s'agit du nombre de cas positifs pour 100 000 habitants. En Gironde, il était de 159.1 sur une semaine glissante au 7 septembre 2020.

C'est ce taux d'incidence qui détermine la "couleur" du département.  


Quelle est la situation en Limousin ?

La situation est préoccupante. En Haute-Vienne, le taux d'incidence est de 34.8, en Corrèze 22.5 et de 13.8 en Creuse.
 


Néanmoins, ces données sont à relativiser. On ne peut pas vraiment le comparer avec la première vague : en mars, il y avait peu de tests, beaucoup de malades n’ont jamais été testés, et on ne parle même pas de ceux qui n’avaient pas de symptômes. Aujourd'hui, les tests sont généralisés, ce qui gonfle les chiffres.

Mais c’est la tendance qui est inquiétante, parce qu'elle est objective. Si l'on observe les courbes, on constate que ce taux est en augmentation. Les "pics" sont dus à des tests massifs et ponctuels, lors de la découverte de foyer de contamination, les "creux" sont liés à la remontée des chiffres auprès des instances sanitaire, plus aléatoires les weekends et les lundis, mais globalement, la tendance est à la hausse. 

 


Peu d'hospitalisations

La situation est encore calme. Au 10 septembre 2020 :  

C’est faible, mais là aussi, ça augmente. Le CHU de Limoges se tient prêt, même si en Limousin il y a seulement 2 patients actuellement en réanimation.
 

Contamination par tranche d'âge ?


À l’échelle de la Nouvelle-Aquitaine, la très grande majorité des contaminations concerne un public moins fragile, les 15-44 ans. Des contaminations qui ont lieu au travail ou lors d’événements privés.
Mais les contaminations accélèrent maintenant pour toutes les tranches d’âges. Les 45-64 ans atteignent aussi le seuil d’alerte. Et il y a des cas dans des EHPAD

 
 



 
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