Covid 19 : Les vols Ryanair au départ du Limousin suspendus jusqu’au printemps 2021

La crise sanitaire impose à la compagnie Ryanair de réduire fortement le nombre de ses vols. Il n’y aura plus aucun départ de Limoges et Brive jusqu’au printemps prochain.
 

La nouvelle est particulièrement fâcheuse pour les 8000 britanniques résidant en Limousin et effectuant régulièrement des navettes entre la Grande-Bretagne et la France. Fâcheuse aussi pour l’économie locale qui ne bénéficiera pas de la présence des citoyens de sa gracieuses Majesté pendant les vacances.

La compagnie Ryanair a décidé d’annuler tous ses vols entre Limoges et la Grande Bretagne jusqu’en mars 2021.

Même punition à l’aéroport Brive Vallée de la Dordogne. Les liaisons Brive-Londres, mais aussi Brive-Porto, sont supprimées jusqu’en avril 2021.
 

En Haute-Vienne

Selon Pierre Massy, président de la chambre de commerce de la Haute-Vienne, 40 000 passagers seront impactés à Limoges.

En temps normal, ils sont 300 000 à utiliser l’aéroport. 90% d’entre eux arrivent et repartent avec Ryanair. Autant dire que le tarmac risque d’être très calme jusqu’en mars prochain.

Seules les liaisons Limoges-Lyon et Limoges-Paris seront assurées par la compagnie Chalair.
 

Des questions évidentes de gestion du personnel vont se poser.

Pierre Massy, président de la chambre de commerce et d’industrie de la Haute-Vienne.


L’aéroport de Limoges est détenu par la région Nouvelle-Aquitaine (50 %), le département de la Haute-Vienne (25 %) et l’agglomération de Limoges (25 %). 13 euros par passagers sont reversés par ces collectivités à Ryanair.

Pierre Massy souhaite travailler rapidement sur la reprise de l’activité. Il aimerait diversifier les liaisons au départ de Limoges vers le sud.
 

En Corrèze

Seule la liaison Brive-Paris est maintenue à l’aéroport Brive-Vallée de la Dordogne, ce qui représente 48700 passagers par an en temps normal.
 

L’avenir de la structure n’est pas en danger. Les finances sont saines.

Julien Bouny, président de l’aéroport Brive Vallée de la Dordogne.


13 salariés sur 22 ont été mis en chômage partiel. Ils travaillent donc à mi-temps pour continuer à assurer la sécurité sur les pistes.

Ryanair n’a pour l’heure pas donné suite à nos sollicitations.