Jean Castex en Creuse face aux attentes des agriculteurs

Le premier ministre Jean Castex et le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie se déplacent en Creuse samedi 6 mars 2021 pour échanger sur l'agriculture. Les éleveurs creusois ne manquent pas de questions.

Julien Denormandie, ministre de l'Agriculture et Jean Castex, premier ministre seront en Creuse samedi 6 mars 2021.
Julien Denormandie, ministre de l'Agriculture et Jean Castex, premier ministre seront en Creuse samedi 6 mars 2021. © BERRY REPUBLICAIN/Pierrick DELOBELLE/Maxppp

Le déplacement avait été évoqué samedi dernier, 27 février. Il aura finalement lieu ce samedi 6 mars. Le Premier ministre, accompagné du ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, se rendra dans la Creuse, pour rencontrer des agriculteurs de la filière viande bovine.

Ils vont visiter tout d’abord une exploitation à Saint-Eloi au sud de Guéret puis ils se déplaceront dans la coopérative Celmar à la Souterraine où une table ronde est prévue avec les organisations professionnelles agricoles.

Selon la préfecture de Creuse, Jean Castex veut mettre en avant « les mesures de France Relance en faveur de l’agriculture : 1,2 milliard d’euros pour renforcer la souveraineté alimentaire, accélérer la transition agro-écologique et adapter l’agriculture au changement climatique. »

Les syndicats agricoles rencontrés aujourd’hui par France 3, attendent des réponses concrètes à leurs diverses inquiétudes.

Loi Egalim et avenir du métier 

Dernièrement ils étaient nombreux en France à manifester devant les grandes surfaces, comme à Limoges le 16 février dernier pour demander l’application de la loi Egalim (pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et une alimentation saine et durable), votée pour assurer de meilleurs prix rémunérateurs pour les agriculteurs.

Après trois ans de loi Egalim, on a rien et on voit qu'il n'y a pas de résultat concret après les dernières négociations.

Michaël Magnier, président des Jeunes Agriculteurs de Creuse.

 

Les éleveurs creusois veulent alerter également l’exécutif sur la baisse de vocations dans l’agriculture. "En Creuse, il y a eu 25 installations en 2020 au lieu de 50 à 60 en moyenne les années précédentes. Dans moins de dix ans, on aura 1800 agriculteurs qui vont disparaître sur le territoire (sur les 3000 existants) et près de 10 000 emplois directs et indirects" poursuit Michaël Magnier. 

Sur cette terre d'élevage qu'est la Creuse, Pascal Lerousseau, le président de la chambre d'agriculture attend des paroles fortes du premier ministre : "on veut des orientations fortes pour l'agriculture et en particulier pour l'élevage pour les décennies qui viennent sinon on saura le rappeler au gouvernement". 

 

 

 

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