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En dépit de leurs difficultés financières, les départements gardent un rôle majeur

© MAXPPP
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Le débat sur le poids financier que représentent les départements n’est pas d’aujourd’hui. D’aucuns considèrent que leur suppression permettrait de précieuses économies. D’autres y voient le maintien nécessaire d’un acteur social dans les territoires.

Par Manuel Didon-Lescot et DV

On a longtemps pensé que les départements avaient vocation à disparaître. 

Dans un contexte de réforme territoriale et de diminution du nombre de régions, l’avenir des 12 départements qui constituent la Nouvelle-Aquitaine était donc compté. 
Néanmoins, ces vastes espaces se sont rapidement opposés à la nécessité d’assurer un service public de qualité dans tous les territoires.

Par conséquent, la loi NOTRe du 7 août 2015 a attribué un nouveau rôle aux départements, clarifiant ainsi la répartition des compétences entre les collectivités territoriales. De fait, face à l’affirmation des régions et des intercommunalités, l’échelon départemental se trouve paradoxalement renforcé. 
Il s’affirme comme un intermédiaire indispensable. Les départements voient leurs actions recentrées sur un champ de compétences plus retreint. Ces dernières se veulent centrées sur la solidarité sociale. De façon plus précise, les prérogatives départementales s’articulent autour de trois grands axes :
  • L’action sociale, qui représente en moyenne 50% du budget de fonctionnement
  • L’action en matière d’éducation
  • Enfin, l’action en matière d’aménagement du territoire

Ils constituent ainsi la garantie d’un équilibre entre les métropoles et les territoires ruraux, qu’on a souvent l’habitude d’opposer. La péréquation opérée par les départements doit donc assurer l’égalité entre les citoyens.

Toutefois, le maintien des conseils départementaux va se conduire selon une approche pragmatique. En effet, si dans les départements ruraux, l’échelon sera inévitablement maintenu, il n’en ira pas forcément de la même façon pour d’autres territoires.
Par exemple, les départements ayant sur leur territoire une métropole, pourront imaginer une fusion des structures, à l’image de ce qui s’est fait à Lyon.  Enfin, certaines intercommunalités de grande taille pourront reprendre les compétences jusque-là assurées par le département.

On voit donc que les départements n’ont pas fini de faire parler d’eux.

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