Couacs en série à l'Assemblée : “Où sont les chefs ?” demande Delphine Batho

Delphine Batho, lors de l'examen du projet de loi de moralisation de la vie publique à l'Assemble nationale ce 28 juillet 2017. / © Thomas Padilla, MaxPPP
Delphine Batho, lors de l'examen du projet de loi de moralisation de la vie publique à l'Assemble nationale ce 28 juillet 2017. / © Thomas Padilla, MaxPPP

Invitée ce matin sur franceinfo, la députée Nouvelle Gauche des Deux-Sèvres a dénoncé des dysfonctionnement inacceptables au sein de l'hémicycle. Delphine Batho a fustigé l'absence de "chefs". Mercredi, des députés LREM ont rejeté un article de loi à par inadvertance. 

Par EG avec AFP

"La majorité n'est pas dirigée" a déclaré ce matin sur franceinfo la députée Nouvelle Gauche des Deux-Sèvres. Réfutant "complètement" le terme de "bizutage", employé notamment par le président de l'Assemblée nationale François de Rugy (REM), Delphine Batho a affirmé que "ce qui se passe est en réalité très affligeant et même catastrophique".

On est dans un débat sur la moralisation de la vie publique, sur la confiance dans la démocratie et il y a des dysfonctionnements répétés du Parlement depuis le début de la semaine, et encore cette nuit, qui sont inacceptables


a-t-elle poursuivi. 

"Le problème qui est posé n'est pas de pointer du doigt des jeunes collègues, c'est-à-dire des nouveaux députés qui n'ont pas nécessairement une longue expérience des débats parlementaires, ce n'est pas à eux qu'il faut faire porter le chapeau", a affirmé la députée des Deux-Sèvres.

Les chefs, ils sont où? Ils sont où les chefs quand il y a des discussions à l'Assemblée nationale? Président du groupe majoritaire (Richard Ferrand, ndlr), pas là. Président de l'Assemblée nationale, pas là. Ministre des Relations avec le Parlement (Christophe Castaner), pas là.


"Tous les groupes de l'opposition participent à ce débat sur la confiance dans la démocratie avec la volonté d'être constructifs, d'être ambitieux", a-t-elle assuré. "Il n'y a pas de volonté d'être dans une forme d'obstruction, de multiplier les incidents".

Le 27 juillet dernier, alors que les députés débattaient de la loi pour la confiance dans la vie publique, l'article 7 ter a été rejeté par inadvertance par la majorité. alors qu'il avait été validé en commission.
Le député LREM de la Vienne Sacha Houlié, qui présidait la séance, en est resté bouche bée demandant à ses pairs d'"être attentif". 

 

La mise au point de Sacha Houlié

Dans un texte publié ce matin sur sa page Facebook, le député LREM de la Vienne a tenu à faire une "mise au point".
"Depuis plusieurs jours, je lis des commentaires de journalistes politiques ou de spécialistes de procédure parlementaire affirmant que les débats ne seraient pas satisfaisants dans leur tenue, et ce par la faute des élus de la majorité" écrit-il.
"Ces appréciations, d'une regrettable suffisance, semblent oublier (...) ce qu'était les anciens hémicycles : trop souvent déserts, régulièrement dissipés, parfois grossiers et non avides d'esclandres notamment lors des théâtralisées questions au gouvernement". 
Et Sacha Houlié de conclure que "(la) nouvelle Assemblée assume sa part de fraîcheur et de spontanéité (...) et assume de vouloir défendre des projets de fond plutôt que de conduire de stériles débats procéduraux."

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