L'augmentation du prix de la cantine inquiète familles et élus

Le coût des repas dans les cantines scolaires va grimper à la rentrée en raison des hausses des prix alimentaires ou de l'énergie, ce qui devrait peser sur les budgets des collectivités locales et des parents d'élèves. Cherveux, dans les Deux-Sèvres, fait partie des communes contraintes d'augmenter le tarif des repas.

La rentrée des classes, c'est dans quelques jours seulement. Dans l'école primaire et maternelle de Cherveux (79), les parents des 222 élèves vont devoir débourser plus pour la cantine. Les repas passeront de 2,60 euros à 2,74  euros.

"C'est une 5,5% de hausse, explique Emilie Morin, adjointe au maire. C'est ce que nous demande notre prestataire de cantine au 1er septembre, à la suite de l'augmentation des produits."

Pour des familles pour qui tout augmente, ça peut devenir compliqué !

Audrey Koessler, présidente de l'association des parents d'élèves

Cette adjointe en charge des affaires sociales estime que "le prestataire a fait ce qu'il a pu". Elle explique que la mairie a essayé de faire en sorte "que les parents aient le moindre coût d'augmentation".

Audrey Koessler, présidente de l'association des parents d'élèves de l'école estime que si "14 centimes, ça reste supportable, à un moment donné, on ne peut plus... Nos enfants continueront de manger à la cantine parce qu'on n'a pas le choix. Pour des familles pour qui tout augmente, ça peut devenir compliqué !" 

Si les familles vont découvrir les hausses à la rentrée, différentes selon leur commune de résidence, les entreprises privées de restauration collective, qui gèrent 40% des cantines scolaires dans le cadre d'une délégation de service public (60% étant gérées en direct par les municipalités tirent), tirent la sonnette d'alarme depuis plusieurs mois.

Préparer les repas des écoliers leur coûte de plus en plus cher.

En France, les professionnels ont demandé à leurs clients, les communes ou agglomérations, de payer au moins 7% plus cher en moyenne les prestations fournies. Selon le syndicat national de la restauration collective (SNRC), les collectivités ont jusque-là accepté environ 4% d'augmentation en moyenne.