Levée de boucliers contre un projet de poulailler industriel à Celles-sur-Belle

A Celles-sur-Belle et à Melle dans le sud des Deux-Sèvres, les habitants s'insurgent contre un projet d'élevage industriel qui pourrait accueillir jusqu'à 39.600 poulets. Un collectif d'opposants a lancé une pétition.
Des membres du collectif devant le permis de construire.
Des membres du collectif devant le permis de construire. © FTV
Le projet d'installation d'un poulailler géant entre la commune de Celles-sur-Belle et de Melle dans les Deux-sèvres inquiète une partie de la population. Une pétition intitulée "Non au projet 'élevage industriel de volailles" mise en ligne sur la plateforme change.org a déjà récolté plus de 1.400 signatures.
Les opposants s’insurgent contre les nuisances que pourrait générer cet élevage de 39.600 poulets.
Bien que le permis de construire de ce bâtiment agricole 2.000 M2 ait déjà reçu un avis favorable de la mairie de Celles-sur-Belle, le collectif qui a lancé la pétition ne désespère pas de faire changer d'avis l'agriculteur porteur du projet. Le céréalier de 26 ans a décidé de diversifier l'exploitation qu'il a reprise en 2016, il n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet. De son côté, la commune de Melle a émis un avis défavorable.

On espère convaincre l'agriculteur qu'il peut faire autrement, élever des poules en plein air, c'est possible, ça pollue moins les sols. On ne voit que du bonus pour lui et pour l'environnement,
- Marylène Laigneau, membre du collectif.

Le permis de construire a été accordé par la mairie.
Le permis de construire a été accordé par la mairie. © FTV

Des pesticides proches des habitations 

Dans sa pétition, le collectif insiste sur la maltraitance animale et les nuisances pour le voisinage. "Un exploitant souhaite implanter un élevage industriel de 39.600 poulets de chair, 39.600 par rotation, ce qui veut dire qu’annuellement 277.200 animaux partiront de cet enfer vers l’abattoir. L’odeur d’ammoniac émanant des fientes sera insupportable. Des inflammations cutanées vont apparaître".
Les opposants pointent aussi du doigt les problèmes environnementaux.

Il y a des habitations situées à 15 mètres des champs, il y aura des épandages de pesticides pour lutter contre la prolifération des mouches. Les eaux usées de l’élevage vont rejoindre le réseau communal et au final les milieux naturels, sur des zones classées,
- Yvon Bonneau, membre du collectif

A ce jour, la préfecture n'a pas donné son feu vert pour le permis d'exploiter. Une manifestation est prévue ce samedi à 11 heures à Celles-sur-Belle.

Reportage d'Anne-Marie Baillargé, Alexandra Lassiaille et Martine Sitaud :

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