Niort : les anti compteurs Linky s'organisent

Niort : les anti compteurs Linky s'organisent
Reportage de Frédéric Cartaud, Cédric Cottaz et Josiane Etienne

Le compteur Linky, en cours d'installation dans plusieurs ville de France et fabriqué dans la Vienne, est loin de faire l'unanimité. Ces détracteurs lui reprochent d'être un danger pour la santé car il émet des ondes électro magnétiques et émettent des réserves sur le respect de la vie privée.

Par C.Hinckel et F.Cartaud

Les anti-Linky s'organisent à tarvers la France. C'est le cas à Niort où le collectif dit être en contact avec plusieurs milliers de citoyens. 235 conseils municipaux se sont déjà prononcés contre l'installation de ces compteurs dits "intelligents" dans leur commune. Les opposants de Niort demandent au maire, Jérôme Baloge, de prendre position. Celui-ci a préféré botter en touche en indiquant que "la question de Linky relève des parlementaires puisqu'il s'agit de la loi de transition énergétique. Les élus locaux n'ont pas la capacité juridique sur un tel sujet".


La crainte des ondes électromagnétiques

Les compteurs Linky ont été construits pour donner aux consommateurs la possibilité d'assurer à distance les changements de contrats et de gérer efficacement la consommation d'électricité. Mais la polémique est née dès le début du déploiement de ces nouveaux compteurs car ils émettent des ondes électromagnétiques pour communiquer les données. Les informations recueillies en permanence sont stockées puis transmises, une fois par jour entre minuit et 6 heures du matin, vers le transformateur du quartier. De son côté, ENEDIS (ex-ERDF) se veut rassurant en indiquant que la quantité d'ondes émises est très faible. Pas de quoi calmer les opposants qui mettent en avant que pour l'instant aucune étude n'a été menée sur l'effet de l'exposition aux ondes électromagnétiques, même à faible dose, sur le long terme.

ENEDIS (ex-ERDF) prévoit d'équiper 35 millions de foyers en France avec ces compteurs Linky, fabriqués en partie à Chasseneuil-du-Poitou dans la Vienne par l'entreprise américaine ITRON. Son installation sera obligatoire d'ici six ans.


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