En Dordogne, l'application Phyto'alerte prévient les riverains d'épandages sur les pommiers

Développée par une entreprise corrézienne, l'application pour smartphone informe les riverains en cas d'épandage sur les pommiers du Limousin et de la Dordogne. Elle vise à réduire l’exposition des populations par une information préalable qui permet de prendre des mesures minimales. 

© ALLASSAC ONGF
A peine lancée et déjà très utilisée. 210 communes et 250 pomiculteurs en ex-Limousin et en Dordogne s'en servent aujourd'hui.

Phyto'alerte se veut pratique. "En 3 clics, on peut intégrer les infos essentielles : date, lieux et temps de phase de risque (6/12/24 ou 48 heures après traitements, en fonction de la toxicité des traitements pulvérisés)" explique Fabrice Micouraud, fondateur de l’association de riverains Allassac ONGF, à l’origine du projet. ​​​​​​

 
Une" appli innovante", souligne Atmo Nouvelle-Aquitaine, à laquelle l'association de riverains Allassac ONGF réfléchissait depuis un moment. Elle a trouvé son financement fin 2019 grâce à un appel à projet lancé par la DREAL Nouvelle-Aquitaine, dans le cadre du Plan Régional Santé Environnement Nouvelle-Aquitaine. Un appel à projet qui portait sur « les initiatives visant à la réduction des expositions de la population aux pesticides ». Avec les représentants des arboriculteurs et l’ensemble des signataires de la Charte du Limousin, l'association a répondu et a été retenue.

Elle a ainsi pu confier le développement de l'outil à une entreprise  spécialisée de la région de Brive, en Corrèze, (ARinsight) et financer l'achat d'une trentaine de nouvelles manches à air agricoles qui indiquent la force du vent. 
 
Pour Fabrice Micouraud, il s'agit d'"alerter le plus tôt possible les riverains afin qu’ils puissent s’organiser (éviter les barbecues, d’étendre son linge, de randonner…), dans l’idéal 48 heures en amont". 

De leurs côtés, les riverains pourront informer sur la réalisation d’un épandage non signalé. 

 "Cette application ne permet pas de réduire les quantités de produits utilisés", admet Fabrice Micouraud, mais "elle conduit néanmoins à réduire l’exposition des populations par une information préalable qui permet de prendre des mesures minimales".  Elle "nous permet aujourd’hui d’être pionniers en matière de moyens de réduire l’exposition de la population aux pesticides" se félicite-t-il.

Créée en 2005, et constituée de citoyens soucieux de leur santé, son association s’interroge sur les dangers des pesticides agricoles, utilisés en grande quantité à proximité de lieux de vie. Elle milite pour une transition en agriculture biologique aux abords d’habitations.


Le lien Apple store : itunes.apple.com/us/app/phytoalerte/
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