Bergerac : Jonathan Prioleaud prêt pour les élections régionales

Elu en juin dernier maire de Bergerac à 36 ans, Jonathan Prioleaud a beaucoup d’ambition pour sa ville. Il espère aussi être l’étendard de la droite dans le département aux prochaines régionales. 
 
Jonathan Prioleaud dans son bureau de maire de Bergerac
Jonathan Prioleaud dans son bureau de maire de Bergerac © Elsa Arnould
Chemise, baskets, Jonathan Prioleaud est détendu et souriant. Son bureau de l’hôtel de ville sent la peinture fraîche. Les murs sont désormais blancs. Il a récupéré du mobilier dans les services, simple, fonctionnel et sans fioritures à l’image du nouvel occupant.
S’il apparaît accessible et jovial au premier abord,  on se rend très vite compte que l’animal est à sang froid. Adib Benfeddoul et Christophe Fauvel ont bien dû s’en apercevoir lors des tractations d’entre deux tours des municipales. Jonathan Prioleaud a tenu son cap, sûr de gagner. Il n’a rien voulu lâcher.

« On ne recycle pas les perdants »

Ainsi, part-il à la conquête de la tête de liste pour les élections régionales à venir. Antoine Audi la revendique ? Que nenni ! « On ne recycle pas les perdants juste parce que c’est un scrutin de liste et qu’on replace des gens » lance t-il. Le sourire s’estompe. Prioleaud n’a pas oublié 2015. Il joue alors le jeu et se retire des départementales pour assurer l’élection de Gaëlle Blanc et d’Adib Benfeddoul. En échange, il guigne une place de choix sur la liste des régionales emmenée par Antoine Audi. Ce dernier ne l’a jamais rappelé.

« Peiro est en danger ! »

S’il n’a pas ce qu’il souhaite au plan régional, Jonathan Prioleaud n’exclut pas une présence aux départementales.  « Pas pour cumuler les postes,  juste pour être utile à ma ville. Et puis, pour la première fois, Peiro est en danger !  Dans le nord du département, il a perdu beaucoup de villes aux municipales et cette déviation de Beynac… La droite est unie. Bousquet et Boidé marchent main dans la main ».
Le jeune maire, anciennement encarté à l'UMP, est parti aux élections municipales avec le soutien des Républicains, parti qu'il avait quitté.

« J’aime bien ce qui est noir ou blanc !»

L’homme est déterminé et laborieux. Tenace. Il y croit comme quand il aide son père licencié de la poudrerie à monter son entreprise de maçonnerie. C’est peut-être là qu’il a su développer un profil de manager. Mais s’il peut déléguer, il veut maîtriser. Il déteste le flou : « j’aime bien ce qui est noir ou blanc ».
De plus, il ne supporterait pas d'être pris en défaut sur un dossier, alors il épluche, il s’appuie sur une mémoire, qu’il juge très bonne : « J’ai besoin de fond ! ». Sans doute, une de ses qualités repérée par Daniel Garrigue.

Après son élection, il a réorganisé tous les services. Il a un œil sur tous les courriers qui sortent de la mairie et sur les soixante-dix sollicitations d’administrés qui y arrivent quasi quotidiennement.  

« J’ai pas de côté littéraire »

Quand on lui demande ce qu’il doit travailler ? Il avoue « ne pas avoir de côté littéraire ». Ses discours ne sont pas des moments de lyrisme, mais de toute façon, il s’en moque, lui prône l’efficacité.
Ne jamais rien laisser au hasard. Pendant la campagne des municipales, il cravache pour gommer ses points faibles, comme la prise de parole en public, à coup de média-training.
Et là aussi, ca marche ! L’homme ne craint plus ni micro, ni caméra. Il aurait même tendance à les aimer.
Jonathan Prioleaud, détonne quelque peu dans le paysage politique périgourdin. Pas de problème d’ego, ni une soif de présence dans les différentes structures d’élus. Il a un franc-parler mais ne tombe pas dans l’invective. Il n’a même pas pris le temps de rafraîchir ses profils de réseaux sociaux, ni de créer une page wikipédia. Il veut juste redonner du panache à sa ville. «Le Panache » c’est d’ailleurs le titre qu’il a choisi pour son  journal municipal.

Une fois qu’il a terminé sa semaine entre son cabinet d’expert-comptable et son bureau tout blanc de la mairie, Jonathan Prioleaud se repose à sa façon. Pas de livre, ni de télé…. il bricole dans sa maison. Un bosseur, c’est sûr !
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