Dordogne: redonner des couleurs aux anges de l'église de Saint-Paul Lizonne

Dans le Ribéracois, à Saint-Paul-Lizonne, le plafond remarquable de l'église a retrouvé de sa superbe après des mois de travail acharné. Une restauration qui vaut à la petite église de concourir au "prix Trévise" qui récompense les restaurations exemplaires. 
Il faut lever la tête pour se rendre compte du travail accompli. Tout d'abord par les peintres de l'époque qui n'avaient pas les techniques d'élévateurs et d'échafaudages d'aujourd'hui, mais aussi par les artistes-restaurateurs d'aujourd'hui.
Ce travail minutieux pour dépoussiérer, nettoyer, redonner corps même à ce tableau devenu gruyère par les assauts du temps, s'est effectuée au coton-tige.
Il y a quatre ans, l'oeuvre rongée par les parasites, n'avait pas fière allure. Ce tableau de 188 mètres carrés peint sur un plafond, "Le ravissement de Saint Paul et la Trinité" a retrouvé ses couleurs grâce à une restauration qui a duré près de 6 mois mais la tâche était loin d'être facile.

Selon Josette Bardy, Présidente de l'association Culture et Patrimoine Local : "Il y avait plus de trois siècle de poussière. On ne le voyait pas du sol mais quand on montait sur les échafaudages, on était impressionnés". Cette oeuvre est peinte sur "une coque de bateau renversée", un plafond concave lames de bois rongé par le passage du temps et des insectes xylophages!
"La première fois que je suis montée, j'ai cru que jamais on ne pourrait le restaurer!"
 

Mais c'était compté sans l'art de la restauration qui parfois, on peut le dire ici, fait des miracles.

Le prix Trévise

Ce travail remarquable vaut à l'église d'être en lice pour le prix Trévise , une distinction portée par la Fondation de la sauvegarde de l'art français qui récompense les restaurations architecturales exemplaires... 

Regardez le reportage d'Elsa Arnoult et Quentin Monaton.
 
Restauration exemplaire du plafond de l'église Saint-Paul de Lizonne en Dordogne
 
 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
culture religion société artisanat économie peinture art patrimoine