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Grippe aviaire, comment expliquer les deux nouveaux cas en Dordogne ?

Deux nouveaux cas viennent d'être détectés en Dordogne, à Beauregard-et Bassac, mais aussi à Saint-Paul-de-Roche. L'une des exploitations avait déjà été touchée par le virus. Comment l'expliquer ?  Le vide sanitiaire s'impose à partir du 18 avril à toute la filière. Des éleveurs s'interrogent.



Un technicien vaccine un canard lors de la précédente épidémie de grippe aviaire le 1er mars 2006 à Villars-Les-Dombes.
Un technicien vaccine un canard lors de la précédente épidémie de grippe aviaire le 1er mars 2006 à Villars-Les-Dombes. © JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP
A Beauregard-et-Bassac, c'est un élevage dit de "prêt-à-gaver" qui a été infecté. Les 6000 canards seront abattus jeudi prochain. 

A Saint-Paul-La Roche, au nord-est de Périgueux, c'est une salle de gavage qui a été touchée. L'exploitation avait déja été contaminée en novembre 2015. 14 000 canards avaient été supprimés par une société spécialisée. L’élevage totalement assaini. De nouveaux palmipédes ont ensuite été réintroduits, sous contrôle sanitaire.
Difficile de comprendre comment la peste aviaire a pu frapper une deuxième fois au même endroit, ce nouveau lot de 2000 volatiles en cours de gavage qui seront abattus ce mercredi. 

D’après les services vétérinaires du département, il pourrait s’agir d’un problème de transport, du fournisseur des animaux ou encore de l’exploitation elle-même, peut-être mal nettoyée. 

A deux mois du début du vide sanitaire général imposé dans tout le Sud ouest, le doute se répand aussi vite que la maladie. La filière s’interroge sur l’efficacité du remède proposé par l’Etat.
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