Les élèves de primaire pourraient tomber le masque à partir du 4 octobre en Dordogne

On espérait la fin du passe sanitaire, on n'aura finalement que la fin des masques dans les écoles primaires, à partir du mois d'octobre, à condition que le département soit toujours en-dessous du seuil d'alerte. En Dordogne, l'annonce a plutôt soulagé les parents concernés

Faute de plus, la mesure aura au moins le mérite de faire plaisir aux parents d'enfants scolarisés en primaire. À partir du 4 octobre, si le département est toujours en-dessous du seuil d'alerte, les enfants pourront tomber le masque en classe. Pour mémoire, la Dordogne est redescendue sous le seuil d’alerte pour repasser en orange et en alerte renforcée. Le taux d’incidence, nombre de cas positifs pour 100 000 habitants étant désormais sous les 50  fatidiques, il était de 34,8 (contre 51,4 au niveau de la Nouvelle-Aquitaine) ce dimanche 19 septembre.

Le masque agace

La mesure n'est pas anodine pour ces parents d'élèves qui ont vu leurs bambins masqués depuis novembre dernier. Une source de confusion pour les enfants comme pour les enseignants. Le masque pouvant dissimuler les problèmes de diction, d'élocution des enfants, et générer de l'incompréhension.

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Satisfaction des parents d'élèves après l'annonce de la suppression des masques en primaire ©France 3 Périgords

Enseignants soulagés

Satisfaction aussi des enseignants qui, dans ces classes au moins, vont pouvoir reprendre un exercice de la profession un peu plus normal. Et arrêter de faire la "police du masque" pour faire observer un port correct, veiller à ce que les enfants changent de masque le midi, etc. Sans compter l'agacement généralisé chez les plus jeunes par le port de l'accessoire.

Pédagogiquement et humainement, ça va quand même simplifier les choses parce que ça devient un peu dur dans les classes et pour les enseignants parce que la communication passe aussi par la bouche, le regard, le visage. C'est plutôt une bonne annonce.

Alain Chabrillangeas SNUIPP-FSU 24

Doigts croisés

Reste la méfiance par rapport aux multiples rebondissements de dernière minute, toujours possibles. Comme le dit Alain Chabrillangeas " D'ici le 4 octobre on ne sait pas ce qui va se passer encore." En filigrane, il y a l'espoir que les choses puisse tourner dans le bon sens, avec un élargissement de la mesure aux élèves de secondaire. Pas de quoi apaiser le autres tensions scolaires en tout cas. Le mouvement de grève intersyndical dénonçant le manque de moyen dans l'enseignement est maintenu pour demain jeudi 23 septembre.

 

 

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