Infirmières au bord de la crise de nerfs : elles ne sont que deux pour 105 résidents à l'EHPAD de Carsac Aillac

Elles sont au bout du rouleau. Seules 2 infirmières à temps plein s'occupent des 105 résidents de cet Ehpad de Dordogne. Aujourd'hui, elles ont reçu le soutien de syndicats et dénoncent une situation de mise en danger quotidien d'elles-mêmes et des résidents
Françoise et Annick ne tiennent plus à deux pour s'occuper des 105 résidents de leur Ehpad, elles mettent en danger les résidents, et se mettent elles-même dans une situation dangereuse pour leur santé et leur famille
Françoise et Annick ne tiennent plus à deux pour s'occuper des 105 résidents de leur Ehpad, elles mettent en danger les résidents, et se mettent elles-même dans une situation dangereuse pour leur santé et leur famille © France 3 Périgords - Laura Brunet et Delphine Roussel-Sax

Françoise et Annick, deux infirmières au bord de la crise de nerf

Françoise et Annick, les deux infirmières qui doivent soigner les 105 résidents de l'ehpad ©France 3 Périgords

L'Ehpad de Carsac Aillac, dans le sarladais, accueille 105 résidents. Et pour assurer les soins, en dehors des aides-soignants, il ne reste plus que deux infirmières à temps plein, et une troisième à temps partiel. 

Selon le syndicat Force Ouvrière, il faudrait au moins six infirmières à temps plein pour retrouver un fonctionnement correct. Les deux infirmières à plein temps en seraient ainsi rendues à devoir travailler jusqu'à douze heures par jour, cinq jours par semaine pour s'occuper des hébergés. Et elles ignorent encore si elles pourront prendre leurs congés cet été.

Le syndicat organisait une manifestation ce mardi 23 juin pour dénoncer cette situation que le manque de personnel rend périlleuse selon lui.

Manifestation devant l'EHPAD de Carsac-Aillac

Même si elle conteste le "danger immédiat" évoqué par le le syndicat, Sophie Schumm, directrice de l’établissement, ne nie pas la situation. Elle assure qu'un recrutement est prévu, mais déplore l'absence de candidats.

Les infirmières diplômées préfèrent en effet se diriger vers le secteur hospitalier, moins exigeant et (relativement) plus confortable que le travail en Ehpad, ou s'installer en libéral, un milieu beaucoup plus avantageux financièrement.

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