Cinéma : Benjamin Biolay et Marina Foïs en tournage en Périgord

Le Périgord, ses châteaux, sa cuisine, ses grottes préhistoriques... et son cinéma ! La Dordogne, terre de tournage recherchée par les réalisateurs pour ses cadres naturels authentiques, accueille à nouveau une équipe autour de "Stella est amoureuse", une fiction dans les années 80.

Marina Foïs et Benjamin Biolay en tournage en Dordogne pour Stella est amoureuse, un long métrage chronique de l'adolescence des années 80
Marina Foïs et Benjamin Biolay en tournage en Dordogne pour Stella est amoureuse, un long métrage chronique de l'adolescence des années 80 © France 3 Périgords - Maria Laforcade & Bertrand Lasseguette

Vous vous souvenez peut-être de Stella. En 2008, on découvrait cette gamine pleine de vie et de questions comme on s'en pose à 11 ans. On est en 1977. Stella, dont les parents tiennent un modeste café populaire dans le treizième arrondissement de Paris, fait sa rentrée en sixième dans un grand lycée parisien. Deux classes sociales se rencontrent dans les yeux d'une enfant.

Le premier film Stella avait rencontré le succès dans les salles en 2008
Le premier film Stella avait rencontré le succès dans les salles en 2008

Aujourd’hui Stella (Flavie Delangle) sort de l'adolescence, pétillante de vie, d'envies et d'hésitations à l'heure de choisir sa voie. Ses tenanciers de bar de parents, Benjamin Biolay (à qui le premier Stella avait valu une nomination aux Oscars) et Marina Foïs, se retrouvent dans leur établissement dans ces années 80. 

Et c'est ce cadre que l'équipe du film a recréé avec le bar parental et dans les rues de Bergerac. Des conditions de tournage plus faciles, un cadre naturel déjà propice et un accueil local chaleureux, les réalisateurs aiment le Périgord, qui le leur rend bien. Le film de Sylvie Verheyde bénéficie d'ailleurs du soutien de la Région Nouvelle-Aquitaine et du Département de la Dordogne.

Un cendrier débordant de mégots sur un comptoir de bistrot, voici une image que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître.
Un cendrier débordant de mégots sur un comptoir de bistrot, voici une image que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. © France 3 Périgords - Maria Laforcade & Bertrand Lasseguette

Pour cette chronique de l'adolescence des années 80, les rues sont débarrassées des stigmates du Covid. Un bond en arrière de 40 ans, une évasion nostalgique le temps du tournage, que Marina Foïs et Benjamin Biolay apprécient pour échapper à la dureté de l'époque.

On a une chance inouïe, dans le milieu du cinéma, de pouvoir travailler, de faire notre passion. Donc là, vous nous prenez à un moment où on est ravis !

Benjamin Biolay

Je peux regretter une convivialité qu'on n'a plus, sur le plateau, hors plateau [...] néanmoins on doit se réjouir de se sentir très privilégiés, parce qu'on peut encore s'échapper dans la fiction. Et moi, carrément quand on part tourner, c'est à ça que ça me sert !

Marina Foïs

Une nouvelle équipe de tournage en Périgord
Une nouvelle équipe de tournage en Périgord © France 3 Périgords - Maria Laforcade & Bertrand Lasseguette

En dépit de quelques semaines de retard, pour cause de contraintes sanitaires, le tournage est aussi une bonne nouvelle localement. Source de revenu bienvenue dans cette période creuse, l'installation de l'équipe, 35 personnes tout de même, la rémunération des figurants, l'hébergement et la restauration font revivre l'économie des environs. Après Bergerac, l'équipe se déplacera pour d'autres tournages dans des appartements à Périgueux. L'équipe reste en Périgord jusqu'au 5 février, le tournage se poursuivra ensuite à Paris et en Italie.

Quant à savoir la date de sortie qui vous permettra de retrouver la Dordogne sur grand écran, mystère. Il faudra en tout cas attendre la réouverture des salles de cinéma.

Sur le tournage de "Stella est amoureuse" à Bergerac ©France 3 Périgords

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
cinéma culture insolite culture régionale