Château l'Évêque (24) : face à la crise, Benjamin et sa petite entreprise offrent des masques aux soignants

C'est parce qu'il a un frère et une belle-sœur infirmiers libéraux qui l'ont alerté sur la pénurie qu'il a décidé de consacrer son atelier de broderie à fabriquer bénévolement des masques. Hôpitaux, Ephad, il expédie ses masques du Périgord dans toute la France, jusque dans le Var ou à Paris
Benjamin Philippe fabrique ses masques en tissu qu'il fournit bénévolement grâce aux réseaux sociaux
Benjamin Philippe fabrique ses masques en tissu qu'il fournit bénévolement grâce aux réseaux sociaux © Broderie du Périgord
C'est son frère et sa belle-sœur, infirmiers libéraux en Corrèze qui l'ont alerté en premier. Faute de pouvoir obtenir des masques haute protection jetables, il manque des masques en tissu, lavables et réutilisables, pour se protéger. Et comme Benjamin a lancé son atelier Broderie du Périgord à Château l'Évèque près de Périgueux il y a 4 ans, il est justement équipé pour faire des masques qu'il propose aux personnels soignants.
Des masques siglés et réutilisables, assez élégants pour devenir un accessoire de mode !
Des masques siglés et réutilisables, assez élégants pour devenir un accessoire de mode ! © 20200407_F3NA_Dordogne_Masques Tissu1

Parallèlement le confinement a fait chuter son carnet de commande, il a donc un du temps libre. Confinée et au chômage technique, sa compagne Lorelei pourra aussi l'aider. 

Le plus dur va être de concevoir le programme de conception du masque pour sa brodeuse, pas vraiment étudiée pour ça à la base. 

Pour la matière première, les réseaux sociaux et les médias vont propulser son initiative. France Bleu Périgord relaie l'information, la Dordogne Libre, et Sud Ouest, les tissus commencent à arriver. 
 Auchan joue le jeu, ainsi que l’entreprise Khalyge de location et entretient de linge à Chancelade. De son côté, Benjamin a déjà réalisé et envoyé près de 300 masques, et il assure qu'il continuera à en fabriquer tant qu'il aura du stock. Il ne fait payer que les frais de port, car ses commandes desservent le voisinage, mais pas que.

Il a déjà fourni la pharmacie et des infirmiers à Sorges, l'Ehpad de Coulounieix, celui du centre hospitalier de Périgueux, l'hôpital de Sarlat, mais il a également répondu aux demandes de l'hôpital militaire Robert Piquet, d'une infirmière du Var ou encore du service COVID 19 de l'hôpital Saint Louis à Paris. Et les demandes arrivent chaque jour !
Dans son atelier, Benjamin travaille bénévolement pour le confort et la sécurité des personnels soignants
Dans son atelier, Benjamin travaille bénévolement pour le confort et la sécurité des personnels soignants © Lorelei

Un succès dont il est fier, même si c'est dans un contexte bien particulier. Peu importe, le geste mérite d'être salué. Comme son initiative précédente, le versement de 2 euros à la Fondation de France pour chaque pièce vendue sur son site.

Plus de renseignements et contacts : 
www.broderieduperigord.com
www.facebook.com/broderieduperigord/
ou 06.52.60.34.78


 
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