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Ni eau ni nourriture pour l'enchaîné de la grue de Beynac : la préfecture veut le forcer à descendre !

Les opposants au contournement de Beynac toujours plein de ressources pour se faire entendre... / © France 3 Périgords - Pascal Tinon
Les opposants au contournement de Beynac toujours plein de ressources pour se faire entendre... / © France 3 Périgords - Pascal Tinon

Pas d'eau, pas de nourriture : la préfecture de Dordogne veut forcer le zadiste enchaîné à la grue du chantier depuis vendredi à descendre de son perchoir. Pour sa propre sécurité, pour assurer la sécurité publique... et aussi accessoirement pour que les travaux puissent reprendre.

Par Pascal Faiseaux

Une prise de risque pour lui-même inacceptable. Voici ce qui motive en toute logique la décision de la préfecture de n'autoriser le zadiste à avoir "aucune eau ni nourriture". Vendredi dernier 3 opposants ont envahi le chantier, l'un d'entre eux s'est enchaîné sur une pile du pont en construction au milieu de la Dordogne, et un autre, Jérémy, a grimpé à une quinzaine de mètres sur la grue du chantier à St Vincent de Cosse. 
Avec comme effet direct de stopper le chantier qui devait reprendre ce lundi, et comme effet indirect de braquer à nouveau le projecteur sur ce projet contesté.
Prise de position volontairement risquée, même si l'homme semble assez à l'aise dans l'exercice. La réaction ne s'est pas fait attendre, notamment de la part de la préfecture qui estime le geste non seulement illégal mais risquée. Après avoir envoyé à trois reprise une ambulance des pompiers sur place tout en tentant de le convaincre de rester au sol, le Samu a fini par se déplacer mais l'homme a décliné l'offre d'examen médical, craignant sans doute une nouvelle tentative d'immobilisation...
Faute de solution plus souple, la préfecture a donc décidé que "ni eau ni nourriture ne lui seront fournies afin de ne pas prolonger cette situation dangereuse, exposant cette personne à un risque évident." Tout en rappelant que "A tout moment, l’intéressé peut boire, manger, être pris en charge médicalement, à condition de descendre de la grue."
Le ton est donné, la préfecture qui avait posé un ultimatum à ce mardi après-midi a entamé le bras de fer contre les manifestants venus en nombre (50 personnes selon eux) soutenir leur camarade perché... qu'ils comptent bien de leur côté alimenter pour qu'il continue à porte "haut" et fort leurs revendications...

Lire le communiqué de la préfecture de Dordogne en totalité ci-dessous

 


 

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