Les élus courtisés par les petits candidats à la présidentielle dans les campagnes

La course aux 500 parrainages est officiellement lancée depuis le 23 février. 26 candidats se sont déclarés pour l'instant mais tous n'obtiendront pas le nombre de signatures requises. Leurs soutiens sillonnent les routes de France pour tenter de convaincre les élus. Reportage en Dordogne.

Maires, parlementaires, députés européens, conseillers généraux et régionaux sont les élus suceptibles de délivrer le précieux sésame.

Un candidat n'ayant pas réussi à rassembler 500 de leurs signatures, issues de 30 départements différents et avec un maximum de 10% par département, ne pourra pas concourir dans la course à la présidentielle.

Pour l'heure seul François Fillon a franchi la barre fatidique : le Conseil Constitutionnel affiche 738 signatures à son compteur. Benoît Hamon en totalise 184, Emmanuel Macron 229 et Nathalie Arthaud 201. 

Tous les autres sont bien en deçà, à l'image de Jacques Cheminade du parti Solidarité et Progrés. Il a, à ce stade, accumulé 61 signatures. 

L'un de ses représentant dans le sud-ouest, Daniel Menuet, se désole de la situation. "On se rapproche d'un régime de partis, comme à l'Assemblée Nationale, on n'est plus dans un régime présidentiel d'une certaine manière, les élus écoutent ce que le parti leur dit, ce qui est grave" analyse t-il.

Alors il cible les maires sans étiquette des petites communes pour récupérer des voix. Eux "n'ont pas la pression qui leur dit surtout faites-ci surtout pas ça". En Dordogne, Daniel Menuet a réussi à convaincre le maire de Creyssensac-et-Pissot, une petite bourgade de 280 âmes. 

Le maire, Denis Claude, veut rester hors du système. "C'est un plus" dit-il "si on reprend même une petite partie de leurs idées". 

Un peu plus loin, le maire de Vergt, 1600 habitants, ne partage pas le même avis. Lui va apporter sa signature à Benoît Hamon et pense que "c'est une mauvaise idée de disperser les voix au 1er tour", "cela ne fera pas avancer du tout le débat démocratique" affirme t-il.

C'est le Conseil Constitutionnel qui est chargé de comptabiliser et de vérifier chaque parrainage. C'est lui qui donnera la liste officielle des candidats à la présidentielle le 20 ou le 21 mars. 

Les candidats ont jusqu'au 17 mars pour convaincre 500 élus. Beaucoup ne sont pas au bout de leur peine...au 1er mars Jean Lassalle comptabilise 14 signatures, Philippe Poutou 35, Rama Yade 8, Michèle Aliot-Marie 4, Henri Guaino 2.... plus que 15 jours, courage....

La course aux 500 parrainages est officiellement lancée depuis le 23 février. 26 candidats se sont déclarés pour l'instant mais tous n'obtiendront pas le nombre de signatures requises. Leurs soutiens sillonnent les routes de France pour tenter de convaincre les élus. Reportage en Dordogne.