Homme retrouvé pendu au commissariat de Périgueux : la victime a utilisé une couverture

Dans la nuit du vendredi 30 avril, un homme de 43 ans était retrouvé mort en cellule de dégrisement. L'autopsie de son corps réalisée hier confirme que l'individu s'est donné la mort "par pendaison sans intervention d'un tiers", précise la Procureure de la République de Périgueux

L'homme avait été retrouvé mort dans la nuit du vendredi 30 avril dans une cellule de dégrisement du commissariat de Périgueux
L'homme avait été retrouvé mort dans la nuit du vendredi 30 avril dans une cellule de dégrisement du commissariat de Périgueux © Pascal Tinon

Les circonstances de la mort d'un homme en cellule de dégrisement à Périgueux dans la nuit du 30 avril dernier se précisent. La procureure de la République de Périgueux, Solène Belaouar, précise dans un communiqué que l'autopsie réalisée hier conclut que "la victime est décédée par asphyxie sans aucun autre signe traumatique apparent".

L'homme, retrouvé pendu par un policier qui effectuait une ronde, a utilisé "une couverture qui s'apparente à un plaid" pour mettre fin à ses jours. Couverture qui lui a été remise par les forces de l'ordre "suite au retrait d'une partie de ses vêtements, en particulier un pantalon pourvu de cordes", précise le communiqué.

Le protocole suivi cette nuit-là par les policiers est conforme à ce qui est recommandé en pareille situation, indique par ailleurs Solène Belaouar.

Les faits remontent au 30 avril dernier. Dans la nuit, lors d'un contrôle du couvre-feu effectué par les forces de l'ordre, trois individus, en état d'ébriété, sont interpellés et conduits à l'hôpital de Périgueux. Ils sont ensuite placés en cellule de dégrisement au commissariat de Périgueux. La mort de l'un d'entre eux sera constatée 45 minutes plus tard.

La Procureure de Périgueux précise que l'enquête judiciaire se poursuit, toujours pour préciser les circonstances de la mort de l'individu, mais aucune infraction pénale ne semble caractérisée à ce stade.

Par ailleurs, une enquête administrative a été confiée à l'IGPN de Bordeaux pour étudier notamment la conformité des locaux, souvent mise en cause par les syndicats de police. Le déménagement du commissariat dans des locaux plus adaptés devait avoir lieu cette année mais a finalement été repoussé de deux ans.

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