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ETA : Quatre etarras jugés en appel lundi devant la cour d'assises spéciale de Paris

Illustration / © CC wikipedia
Illustration / © CC wikipedia

Dans un procès qui doit durer quatre semaines, ils seront jugés pour un braquage et le meurtre d'un policier français en 2010, dernière victime de l'organisation séparatiste basque ETA.

Par AFP

En première instance ils étaient six dans le box, parmi lesquels Mikel Carrera Sarobe, alias "Ata", un des derniers grands chefs du groupe avant qu'il ne renonce à la lutte armée en octobre 2011.
L'ex-numéro 1 de l'appareil militaire de l'ETA, dont l'ADN avait été retrouvé sur les lieux du crime, avait été condamné à la perpétuité en décembre 2015. Il a finalement renoncé à faire appel, de même qu'un autre accusé,
condamné à 16 ans de réclusion criminelle.

Le procès

Pendant quatre semaines, ils ne seront donc plus que trois hommes et une femme devant la cour d'assises d'appel composée uniquement de magistrats professionnels, comme c'est la règle pour juger les crimes terroristes.

Les quatre Espagnols, condamnés à des peines allant de 14 à 25 ans de prison en première instance, sont accusés d'avoir appartenu à un commando armé qui, le 16 mars 2010, a braqué un dépôt-vente de voitures, séquestré son employé avant de s'enfuir avec plusieurs véhicules, puis déclenché une fusillade mortelle en réponse à un contrôle de police à Villiers-en-Bière, en région parisienne.

La victime, le brigadier chef Jean-Charles Nérin, 52 ans, est le seul policier français à être tombé sous les balles de l'ETA et la dernière des 829 personnes tuées au nom de la lutte pour l'indépendance du Pays basque et de la Navarre.

Leur ligne de défense

L'ETA, un groupe créé en 1959 pour résister à la dictature franquiste avant de devenir une organisation paramilitaire indépendantiste, avait admis être l'auteur de la fusillade, accusant la police française d'avoir tiré
la première.
Lors du premier procès en 2015, les accusés s'étaient murés dans leur droit au silence, ne prenant la parole que pour de brèves déclarations politiques.


L'organisation, qui avait alors déjà renoncé à la lutte armée, a encore franchi un pas: le 8 avril 2017, elle a livré aux autorités françaises une liste de huit caches d'armes, toutes situées dans les Pyrénées-Atlantiques, un geste salué par Paris, mais jugé insuffisant par Madrid, qui a appelé l'organisation à se dissoudre.

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