Ford-Blanquefort : la CGT-Ford annonce son intention de saisir la justice

Les représentants de la CGT-Ford comptent bien "utiliser tous les outils" en leur possession pour sauver l'usine Ford de Blanquefort. C'est la raison pour laquelle ils se sont rendus ce 20 mai à Strasbourg au Conseil de l'Europe. / © FTV
Les représentants de la CGT-Ford comptent bien "utiliser tous les outils" en leur possession pour sauver l'usine Ford de Blanquefort. C'est la raison pour laquelle ils se sont rendus ce 20 mai à Strasbourg au Conseil de l'Europe. / © FTV

La CGT de l'usine Ford de Blanquefort (850 emplois) a annoncé mardi son intention d'assigner le groupe Ford en justice pour dénoncer "l'absence de motif économique" justifiant la prochaine fermeture du site, près de Bordeaux.

Par C.O avec AFP


    La CGT, syndicat majoritaire, expliquera sa décision jeudi matin lors d'une conférence de presse en présence de ses avocats, avant une assignation dans la journée devant le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Bordeaux, indique un communiqué.

    "Nous saisissons la justice dans le prolongement logique de la bataille menée ces derniers mois contre la fermeture de l'usine et pour la sauvegarde des emplois directs et induits dans la région", écrit le syndicat. 

    "Nous dénonçons l'absence de motif économique qui justifierait cette fermeture et aussi l'abus de Ford refusant de laisser son usine à un repreneur qui existait et qui pouvait assurer la continuité de l'activité", ajoute le texte.

    "Les raisons économiques avancées par Ford (pour la fermeture du site) sont mensongères", a expliqué à l'AFP le délégué CGT Vincent Allauze qui "espère obtenir un jugement qui dira que les licenciements se font sans cause réelle ni sérieuse".


    L'assignation en justice, déjà évoquée par la CGT dès l'homologation du Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) par l'administration, le 5 mars, entend aussi pousser Ford à donner plus que les 20 millions d'euros promis à l'aide à la réindustrialisation du site et à améliorer les indemnités de départ, dit-il.

    Le groupe américain, qui avait annoncé en février 2018 son intention de se désengager de Blanquefort, a refusé en début d'année l'offre du seul repreneur en lice, le Strasbourgeois Punch-Powerglide.

    Le gouvernement s'est beaucoup impliqué dans ce dossier, sans grand succès.

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    Implantée à Blanquefort en 1972, l'usine est programmée pour fermer le 30 septembre. Toute production aura cessé fin juillet.

    Le site, qui produit des boîtes de vitesse, a employé jusqu'à 3.600 salariés.
 

   
 

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