• ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • SOCIÉTÉ
  • FAITS DIVERS
  • SPORT
  • CULTURE

Bordeaux : le hammam était en fait un lieu de prostitution

Le Hammam Marrakech, rue de la Benauge à Bordeaux, accueillait une autre activité que des soins esthétiques.... / © FTV
Le Hammam Marrakech, rue de la Benauge à Bordeaux, accueillait une autre activité que des soins esthétiques.... / © FTV

Sous couvert de massages et autres soins, le hammam accueillait une dizaine de prostituées et leurs clients. Un renseignement anonyme a conduit les enquêteurs à mettre au jour cette activité organisée par la gérante de l'institut. Elle est mise en examen et incarcérée. 

Par Christine Le Hesran

C'était un hamman comme les autres, en tous cas de l'extérieur, dans ce quartier de la rive droite de Bordeaux, à la Benauge. Il offrait des soins, tout ce qu'il y a de plus classique, en tous cas en apparence et si on en croit ce qui est décrit sur son site internet.
D'ailleurs, on peut encore y lire :

Parce que vous êtes unique, accordez vous un instant de grâce qui n’appartient qu’à vous. Nourrir son corps, apaiser son esprit. Votre quête de bien être est légitime et votre temps est précieux. Nous mettons tout en œuvre pour vous offrir un moment d’exception.

Sauf que... ce sont de toutes autres scènes qui s'y déroulaient aussi. Par un renseignement anonyme, le scénario a tournée court. Les enquêteurs ont mis au jour une activité qui relève du proxénétisme et d'emploi d’étrangers sans titre de séjour. Le hammam proposait des prestations de prostituées.
 
© FTV
© FTV

Il est fermé pour au moins trois mois. Une dizaine de femmes au total, dont la plupart sans titre de séjour en France, se prostituaient à l’intérieur du hammam d'après nos confrères de Sud-Ouest dans l'édition de ce mercredi 24 octobre. Qui précise : " Elles facturaient leurs prestations entre 30 et 100 euros et reversaient la moitié de ces sommes à la gérante dès que le montant était supérieur ou égal à 50 euros. " et "Les masseuses qui se prostituaient ont expliqué toucher 400 euros mensuels"
Le site et ses activités douteuses : la gérante est en prison / © FTV
Le site et ses activités douteuses : la gérante est en prison / © FTV


La gérante en prison


L'enquête a été lancée en janvier 2018 et a donc abouti à mettre en examen pour proxénétisme aggravé la patronne, une femme de 58 ans. Elle a été placée sous mandat de dépôt au centre pénitentiaire de Gradignan. Son mari et un autre homme d'une cinquantaine d'années sont également mis en examen, laissés libres sous contrôle judiciaire. 

 

Sur le même sujet

François Asselin - invité du 19/20 de France 3

Les + Lus