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A Bordeaux, un ingénieur recycle le pain perdu

© France3 Aquitaine
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Qui n'a pas jeté sa fin de baguette à contrecoeur ? Pour lutter contre ce gaspillage alimentaire, Franck Wallet, un ingénieur bordelais à trouvé la solution : il transforme le pain perdu en farine. Un nouveau produit qui sert à confectionner d'autres pains ou des gâteaux. 

Par Hélène Chauwin

Franck est un curieux personnage. Après ses études comme ingénieur, il est parti en vadrouille. Pendant deux ans, il a roulé plus de 33 700 kilomètres entre Paris et Pékin. Il a ensuite poursuivi son itinérance, quatre ans comme chargé d’opérations et responsable de développement durable pour un bailleur social. Son solide bagage en main, il a décidé de combattre le gaspillage alimentaire dans les villes.

Il s'est attaqué à un problème quotidien : celui du pain perdu. Il a alors organisé "sa tournée" et collectait, pour le compte d'une association humanitaire, tous les invendus des boulangeries de son quartier. 



Il a, bien sûr, testé la fameuse recette du pain perdu mais au bout de quatre mois, il a fallu trouver autre chose. Il a alors mixé sa baguette durcie. La matière qu'il a obtenue ressemblait étrangement à de la farine. Il tenait son idée.  De la chapelure, de la farine recyclée, de la poudre de pain. Peu importe son nom. Elle pouvait servir de base pour confectionner d'autres pains et même des gâteaux. 
Il y a un an, une boulangerie bordelaise a accepté de l'utiliser. Le propriétaire est ravi. Il recycle ainsi 50 baguettes invendues par jour soit 50 kilos par semaine. 

Ses clients aussi apprécient

Exquis ! On ne se rend pas compte que s'est fait avec le pain de la veille.


Les commentaires sont élogieux quand le boulanger leur fait déguster ces pâtisseries réalisées à base de farine recyclée. 



Franck Wallet a fait valider la sécurité sanitaire de son produit.  Le "Guide de maîtrise sanitaire à la mise en place du projet" est sur son site. Il a été rédigé  après "l’étude cofinancée par l’ADEME Nouvelle-Aquitaine et réalisée conjointement par le laboratoire AGIR et le Laboratoire Départemental d’Analyse de Dordogne".
 

Cette étude a consisté en l’analyse microbiologique de pain et de poudre de pain pendant un an dans plusieurs conditions de stockage et elle a permis de constater qu"un an après la poudre  était toujours consommable.  
 

L'invention  de Franck a un réel potentiel. En France, les 35 000 boulangeries jettent plus de 50 000 tonnes de pain par an.  
 

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