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Bordeaux: Marik Fetouh, adjoint au maire, dénonce l'agression "homophobe" de son compagnon

Un adjoint au maire de Bordeaux, Marik Fetouh, a dénoncé cette semaine l'agression à caractère "homophobe" dont a été victime le week-end dernier son compagnon, qui s'apprête à porter plainte pour violences avec circonstance aggravante à raison de l'orientation sexuelle.
© AFP et capture Facebook
Marik Fetouh, adjoint MoDem en charge de l'égalité et de la citoyenneté dans l'équipe municipale d'Alain Juppé, a raconté dans une interview au site Buzzfeed jeudi que son compagnon avait été victime d'une agression, aux premières heures du dimanche 30 avril, aux abords d'une discothèque où ils fêtaient une soirée anniversaire. Un acte odieux largement condamné sur les réseaux sociaux.

Tabassé à la sortie d'une boite de nuit

La victime a accompagné à l'extérieur de l'établissement un ami qui ne se sentait pas très bien, et ils se sont assis près d'un vendeur de sandwiches, qui leur a demandé de partir. "Mon compagnon n'a pas compris pourquoi on lui demandait ça, puisqu'ils ne gênaient pas la vente. Et là, il a été tabassé", a déclaré M. Fetouh à Buzzfeed.
Quand l'élu est sorti à la rencontre de l'agresseur, il explique que celui-ci "non seulement a reconnu l'agression, mais en plus il la justifiait parce que c'était "un pédé"". La police, alertée, est arrivée peu après, mais l'agresseur avait alors disparu.

Ecchymoses et plaies multiples superficielles

La victime a consulté un médecin, qui a établi un certificat faisant état de "multiples hématomes et ecchymoses" et de "plaies multiples superficielles" justifiant une incapacité totale de travail de trois jours,  M. Fetouh a confirmé samedi à l'AFP les faits relayés par Buzzfeed, mais n'a pas souhaité faire de commentaires, ne voulant pas prêter le flanc à une accusation de "récupération politique".

L'avocat Me Daniel Picotin a pour sa part confirmé un dépôt de plainte en début de semaine prochaine auprès du procureur de la République. L'élu a posté un message il y a six jours sur son compte Facebook pour dénoncer l'agression et, explique-t-il, "témoigner de ce qu'il se passe dans la réalité".

"L'homophobie est malheureusement encore présente. Les discours de haine et de rejet légitiment les passages à l'acte comme celui-ci", y écrit-il.

© Capture Facebook




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