Covid en Nouvelle-Aquitaine : moins de masques d'accord, mais encore "trop de personnes à risques non vaccinées"

L'ARS, la préfecture et l'UMIH ont fait le point sur la situation sanitaire qui s'améliore et permet de se libérer des masques en extérieur. Pour autant, on continue de prôner la vaccination pour tous, notamment par crainte d'un rebond de la contamination dû aux mutations du virus parmi les jeunes.

A Bordeaux, certains ont apprécié pouvoir tomber le masque. En le gardant toujours accessible...
A Bordeaux, certains ont apprécié pouvoir tomber le masque. En le gardant toujours accessible...

En Gironde, Fabienne Buccio a annoncé que le masque n'était plus obligatoire sur les quais, dans les parcs à Bordeaux, ni sur les plages du littoral. En revanche, le décret qui sera publié ce vendredi, maintient le port du masque à Bordeaux, rue Sainte Catherine et rue Porte Dijeaux, "tous les jours entre 12 heures et 18 heures et pendant tout l'été".

Il reste obligatoire également :

Par ailleurs, la consommation d'alcool reste interdite sur la voie publique dans 22 communes de Gironde.  La préfète maintient ainsi son arrêté.

Il n'y aura plus de couvre-feu à partir de dimanche 20 juin.

La fête de la musique pourra avoir lieu cette année mais pas d'attroupement de plus de 10 personnes. C'est pourquoi, les concerts ne seront pas autorisés en extérieur et devront respecter une jauge à 65% (assis). Toutefois les bars, cafés, restaurants pourront accueillir des musiciens, si les spectateurs restent assis.

Concernant l'Euro de football, des retransmissions sont possibles si l'accueil se fait assis et ne génère pas d'attroupement. Des fans-zones sont envisageables pour les communes si également les personnes sont assises.

La situation sanitaire s'améliore mais le virus est toujours là

Le taux d'incidence continuent de baisser. Il est de 32,9 en Nouvelle Aquitaine (pour 100 000 habitants).
Le Directeur Général de l'ARS de Nouvelle Aquitaine, Benoît Elleboode, est positif expliquant que dans tous les départements de Nouvelle-Aquitaine, sauf les Pyrénées-Atlantiques, le taux d'incidence est inférieur à 50.

Mais que le virus est toujours là, lui et ses différents variants, souvent plus contaminants.

Ce virus se met en embuscade... Il pourrait, comme l'année dernière, ressurgir.

Benoît Elleboode - ARS Nouvelle-Aquitaine -

Mais, le virus est toujours là, lui et ses différents variants souvent plus contaminants. Benoît Elleboode le rappelle, l'an dernier, à la faveur d'une météo sèche et chaude, les contaminations avaient également baissé. Mais avec les conditions automnales, le virus avait réapparu de plus belle.

Vacciner encore

Et c'est pourquoi il insiste sur "l'importance de l'adhésion à la vaccination", même si elle n'est pas obligatoire et le fait que chacun comprenne les enjeux de cet été. Car l'an dernier, "c'était la souche d'origine", alors qu'on pourrait avoir à la rentrée une nouvelle version d'un virus qui aurait muté de par sa propagation parmi les jeunes et au contact de personnes vaccinées.

"A la rentrée, avec la chute des températures et les nouveaux variants", sachant que par exemple, "le variant delta est 30 à 40 % plus contaminant" que les autres, il explique que malgré toutes les mesures barrières, la seule réponse est "l'immunité collective", donc soit par ceux qui ont déjà contracté le virus (et nécessitent tout de même une seconde injection) soit par la vaccination.

Concernant le variant Delta, "sa proportion n'est pas supérieure à la moyenne nationale" dans les départements de Nouvelle-Aquitaine, sauf dans les Landes où il y a eu ce cluster qui a fait l'objet d'une surveillance particulière.

"Trop de personnes à risque ne sont pas vaccinées"

Il préconise donc que les jeunes se fassent vacciner d'ici la rentrée, mais surtout que les personnes à risques et/ou âgées qui ne l'ont pas encore fait, se fassent vacciner. Car "en juin, 60 nouveaux patients étaient admis en réanimation". Il s'agissait de personnes "de plus de 60 ans atteintes de comorbidités" qui avaient pourtant "depuis longtemps accès à la vaccination".

On évalue à 30 %, les personnes entre 50 et 64 ans à ne pas avoir été vaccinées, 15% chez les plus de 65 ans.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
santé société covid-19