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L'entreprise Getrag pourrait être menacée par la fermeture de l'usine Ford à Blanquefort

Getrag Ford Transmissions est détenue à 50% par Ford. / © S.Delalot
Getrag Ford Transmissions est détenue à 50% par Ford. / © S.Delalot

Getrag Ford Transmissions (GFT), filiale de Ford, dépend à 100% des commandes passées par le constructeur automobile. Sa fermeture en août 2019 devrait donc avoir des conséquence sur les employés de Getrag.

Par Margaux Dubieilh

Le plan social décidé par Ford pourrait avoir des conséquences bien plus importantes que la fermeture de son usine à Blanquefort. Outre les 800 salariés impactés par ce plan social, près de 2000 emplois indirects sont concernés.
 

GFT en péril ?

La menace plane notamment sur l'entreprise Getrag Ford Transmissions (GFT), qui se situe elle-aussi à Blanquefort. Ce fabricant de boîtes de vitesses manuelles est détenu en joint-venture par le groupe canadien Magna et par Ford à 50%.

C’est dire si la probable fermeture de l'usine du constructeur automobile aura une incidence directe sur la pérennité de l’emploi de cette société.

Véronique Ferreira, maire de Blanquefort, ne cache pas son inquiétude :
 
YT - Veronique Ferreira maire de Blanquefort - 17.12.18
 

"Une insulte faite à notre territoire"

L'élue a d'ailleurs signé une tribune rédigée en commun avec Alain Juppé, maire de Bordeaux, Alain Rousset, président du Conseil régional et Jean-Luc Gleyze, président du Conseil départemental. Ils font part de leur indignation quant à l'attitude du géant américain. Pour lire l'intégralité de cette tribune, cliquez ici.

Nous considérons la décision de Ford de ne pas retenir la proposition de Punch Powerglide pour la reprise du site industriel de Blanquefort comme une insulte faite à notre territoire.

Le maire de Bordeaux a d'ailleurs avoué lors d'une interview lundi 17 décembre que le constructeur avait mené les instances politiques "en bateau". Il ne cache pas sa déception face au refus de Ford de céder l'usine à Punch Powerglide, et souhaiterait un durcissement de la loi :

Je pense que quand il y a une solution de reprise viable qui permet de maintenir des emplois, il faut que le législateur se donne les moyens d'imposer ce type de reprise contre des intérêts de groupes pour qui la situation des femmes et des hommes de Ford est le cadet de leurs soucis.

 

YT - Alain Juppé Ford Blanquefort - 17.12.18

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