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Festival Climax : "1/3 des émissions de gaz à effet de serre viennent de nos assiettes"

Musique, écologie mais surtout partage et solidarité : ce jeudi, le festival Climax 2017 a été officiellement inauguré. L'occasion pour ses co-fondateurs Jean-Marc Gancille et Philippe Barre de rappeler les valeurs fondatrices qui animent cet événement unique en son genre.
© J.T.
"En ouvrant cette nouvelle édition du festival Climax, comment ne pas avoir une pensée par les personnes touchées par le drame écologique et environnemental, qui a frappé les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélémy ?" soulignait ce jeudi le co-fondateur de l'événement, Philippe Barre.

Le passage dévastateur de l'ouragan Irma nous rappelle combien il est urgent de prendre en compte les dérèglements climatiques.


"Cette catastrophe nous rappelle qu'il n'y a pas d'écologie sans partage, pas d'écologie sans solidarité", a-t-il ajouté.

En effet, comment ne pas inviter l'ouragan Irma dans les débats ? Selon les experts, son intensité exceptionnelle serait la conséquence du réchauffement climatique. Une bataille contre laquelle il faut livrer plus que jamais, selon le président de la région Nouvelle-Aquitaine :

À part Donald Trump, je n'entends personne être contre le développement durable. Mais nous savons que nous n'allons pas arrêter le réchauffement climatique d'ici 40 ans avec nos petits bras. Il faut donc qu'on se prépare à ces changements", estime Alain Rousset.

Par son thème central, l'édition 2017 du festival Climax abordera la lutte contre le réchauffement climatique sous le prisme de l'alimentaiton. En effet, "1/3 des émissions de gaz à effet de serre viennent de nos assiettes", comme l'a rappelé l'adjoint au maire de Bordeaux, Fabien Robert.

Mais comment les réduire ? Peut-on s'engager politiquement dans notre alimentation ? Pour sauver notre planète, faut-il absolument dire non à la viande ?

Autant de questions qui seront abordées jusqu'à dimanche, par les différents conférenciers du festival Climax. Celui-ci ne manquera pas de mettre en lumière les initiatives locales ou nationales, qui oeuvrent déjà en ce sens.

© J.T. / France 3 Aquitaine
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Dès jeudi soir, le débat a été lancé à l'échelle locale par le président de la Nouvelle-Aquitaine Alain Rousset : "dans ses 300 lycées, la région produit 24 millions de repas par an. C'est un champ de manoeuvres et d'expérimentations extraordinaire !"

En Nouvelle-Aquitaine, notre objectif est d'arriver à ce que, dans 3 ou 4 ans, 60% de ces repas soient préparés en circuit court.


"Mais pour cela, il faut que l'agriculture assure une fourniture permanente aux cuisiniers. Nous sommes en bon chemin : la discussion avec le monde agricole a profondément changé. En Nouvelle-Aquitaine et en Occitanie, de plus en plus agriculteurs demandent à être accompagnés au passage au bio. Dans les 5 ans qui viennent, 10 à 15% de l'agriculture sera bio. Mais tout cela reste encore extrêmement fragile, il faut que le maraîchage de la région arrive à répondre à la demande".

Mais comment y parvenir ? Quelles autres solutions existent ? Top départ des débats ce vendredi.

Pendant 4 jours, France 3 Aquitaine se mobilise pour vous faire vivre le festival

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