Fête du travail en ce 1er mai confiné : "si les salariés ne prennent pas la main d'autres vont s'en charger"

Confinement oblige, la mobilisation du 1er se déroule cette année sur les réseaux sociaux. Travailleurs et travailleuses sont invités à partager leurs revendications en photo ou en vidéo. Et à ne pas s'arrêter là pour réclamer un vrai changement de société.

Les affichettes "le jour d'après je veux..." des soignants de la "manip radio" du CHU Pellegrin
Les affichettes "le jour d'après je veux..." des soignants de la "manip radio" du CHU Pellegrin
C'est une idée de la CGT : poster une photo avec une affichette sur laquelle on inscrit ce que l'on souhaite pour le jour d'après.
 
 

Ainsi ce matin les sites facebook des différentes fédérations départementales du syndicat affichent des centaines de messages.

Le jour d'après je veux "l'égalité Femme / Homme", "la retraite à 60 ans", "plus de services publics", "la renationalisation de La Poste", "une hausse des salaires", "une vraie protection de mes données personnelles"... Les revendications sont diverses et variées. Beaucoup émanent des personnels soignants.
 
 

Le jour d'après : "si les salariés ne prennent pas la main d'autres vont s'en charger"


Stéphane Obé, le secrétaire départemental de la CGT en Gironde, souhaite compiler toutes les revendications des salariés et constituer un cahier revendicatif basé sur les réalités du terrain.

"Cela doit être un tremplin pour lancer un mouvement revendicatif que l'on veut construire dans les entreprises" dit-il, affirmant par ailleurs que la mobilisation s'accentue.

"On nous demande comment monter des unités syndicales dans certaines entreprises, certains secteurs commencent à s'organiser comme par exemple les livreurs à vélo" Stéphane Obé - CGT 33


Stéphane Obé a aussi constaté une libération de la parole pendant le confinement, "les salariés débattent, échangent via des visioconférences, des facebook live ou par whatsapp". 

"On a tout intérêt à ce que les salariés s'organisent car s'ils ne prennent pas la main, d'autres vont s'en charger"
prévient-il. Il fait allusion d'une part à l'assouplissement provisoire des règles autorisant par exemple les 60h hebdomadaires et d'autre part à l'appel du patronat qui demande la suppression de congés pour relancer la machine économique.

"On sent une double inquiétude" dit-il, "la peur du virus" et "la colère sociale". "Sur quoi cela va déboucher? On espère sur un mouvement collectif qui permettra de renverser la valorisation du travail : pas par la logique de marché mais par l'utilité sociale et sociétale". 
 

L'expression syndicale confinée sous toutes ses formes


Les revendications des travailleurs en ce 1er mai s'affichent sur les réseaux mais aussi sur les balcons ou les fenêtres.
 
Pas de manifestation à Pau mais des affiches ...
Pas de manifestation à Pau mais des affiches ... © F3Pau sud-aquitaine
© F3Pau sud-aquitaine
© F3Pau sud-aquitaine
© F3Pau sud-aquitaine


 Certains ont imaginé des manifestations version playmobil.
 
Ce confinement est aussi une occasion de proposer un petit rappel historique. Ainsi le mouvement des jeunes communistes de France a publié une vidéo expliquant l'origine de cette mobilisation internationale des travailleurs.
 

D'autres syndicats reviennent sur les évènements passés, souvent tragiques, survenus un 1er mai, qui ont parfois permis des avancées notoires dans le domaine du droit du travail.
 
Et puis, l'une des initiatives les plus émouvantes nous vient de Belgique. Le porte-parole national du Parti du Travail de Belgique a posté le "bella ciao challenge" relevé par plus d'un millier de personnes.
 



 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
manifestation économie social
l’actualité de votre région, dans votre boîte mail
Recevez tous les jours les principales informations de votre région, en vous inscrivant à notre newsletter