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Ford Blanquefort : l'État, unique espoir des salariés pour les sauver du plan social

Les salariés de Ford, jeudi 13 décembre, devant l'usine de Blanquefort. / © G.Kervokian
Les salariés de Ford, jeudi 13 décembre, devant l'usine de Blanquefort. / © G.Kervokian

Les syndicats de Ford Blanquefort étaient en communication avec Bruno Le Maire. Ils espèrent que le ministre de l'économie fera plier le constructeur automobile pour qu'il accepte l'offre de reprise de Punch Powerglide.

Par Margaux Dubieilh

Si leur avenir est très certainement déjà condamné, les syndicats de l'usine Ford à Blanquefort veulent encore tenter de sauver la moitié de leurs emplois.

En effet, ils ont appris jeudi 13 décembre la décision de Ford de refuser l'offre de reprise de Punch Powerglide et donc de fermer le site pour août 2019. Un coup dur pour les salariés, qui se battaient depuis longtemps pour éviter le licenciement.
 

Plan de bataille

Mais il ne veulent pas encore baisser les bras. Hier en fin d'après-midi, quelques heures après l'annonce du plan social, CGT-Ford publiait un communiqué déclarant qu'il allait "continuer la bataille avec détermination, avec colère". Le syndicat prépare donc sa stratégie de combat avec ses soutiens politiques :

Nous étudierons avec les pouvoirs publics comment nous pouvons imposer une solution favorables socialement

Ils ont contacté le cabinet de Bruno Le Maire, ministre de l'économie ce vendredi matin. Celui-ci, très engagé dans la reprise de Ford par Punch, a qualifié la décision du géant américain de "trahison". Le ministre devait s'entretenir avec le groupe Ford Europe cet après-midi.
 

Recours en justice

Du côté des collectivités territoriales, la riposte se met aussi en place. En effet, elles ont investit environ une quinzaine de millions d'euros avec l'aide le l'État pour soutenir Ford dans son développement. Suite au refus de Ford de laisser l'usine à Punch Powerglide, elles comptent bien récupérer leur investissement.

La vice-présidente du département, Marie-Christine Bost, invitée sur le plateau de France 3 Nouvelle-Aquitaine ce vendredi, est formelle :

Il y aura un recours en justice. C'est la position du département, je pense qu'elle sera suivie par les autres collectivités. Il n'est pas question qu'on laisse Ford s'en aller tranquillement.
 

Marie-Christine Bost, vice-présidente du Conseil départemental

Peut-être que le futur de l'usine Ford à Blanquefort pourrait donc être un peu moins sombre qu'annoncé ? Réponse dans les semaines à venir.

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