Ford Blanquefort : « opération barricades » ce mercredi

Un syndicaliste devant l'entrée de l'usine Ford de Blanquefort, le 27/02/18. / © NICOLAS TUCAT / AFP
Un syndicaliste devant l'entrée de l'usine Ford de Blanquefort, le 27/02/18. / © NICOLAS TUCAT / AFP

Nouvelle mobilisation ce mercredi à l’heure de l’embauche pour les équipes de Ford Aquitaine Industries (FAI) en Gironde.
Toujours pour dénoncer le retrait du constructeur américain.

Par Sandrine Papin

Ils ne sont pas très nombreux, une cinquantaine de salariés réunis sur le parking de l'usine à l'appel de la CGT.

C‘est « l’opération barricades »  pour protester contre le silence des dirigeants de Ford plus d’un mois après l’annonce du constructeur américain de ne plus investir sur le site en 2019.

" C’est une manière de montrer qu’on est toujours en résistance", explique Philippe Poutou délégué CGT de l’usine.

Les salariés de Ford Blanquefort, mobilisés pour sauver leur usine / © C.Olivari
Les salariés de Ford Blanquefort, mobilisés pour sauver leur usine / © C.Olivari

910 postes sont en jeu. Le 2 mars dernier, le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, avait reçu à Bercy les personnel et les élus, et avait exprimé "la détermination totale de l'État, des élus locaux, des salariés à maintenir l'activité sur ce beau site de Blanquefort".

Aujourd’hui, le syndicat CGT affirme ne plus avoir « aucune nouvelle des pouvoirs publics…les jours passent et l’avenir reste particulièrement sombre ».


« Ford doit rester, doit respecter ses obligations, envers la collectivité et les salariés, Ford doit pour cela apporter une activité suffisante qui maintienne tous les emplois et qui permette de pérenniser l’usine ».

© C.Olivari
© C.Olivari

La CGT de Ford reste convaincue que l'avenir passe par le constructeur américain.

Mais le groupe qui affirme rechercher un éventuel repreneur ne voit "aucune opportunité de production" après 2019.
 

Les Ford mobilisés pour sauver leur usine


Ce mercredi, le syndicat de Philippe Poutou a mené seul cette nouvelle mobilisation.

Preuve peut-être d'un désaccord syndical , le signe d'une résignation des salariés.

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