Gel dans les vignes : le gouvernement décide d'actionner le régime de calamité agricole

Après l'épisode de gel qui a frappé les vignes du bordelais mais aussi l'arboriculture durant deux nuits cette semaine, le ministre de l'agriculture promet des aides. L'ampleur des dégâts est toujours en cours d'évaluation. 20 à 80% des parcelles seraient touchées dans le sud Gironde.

"On voit que les plantes ont été touchées, rapidement ça va devenir marron, c'est catastrophique" témoigne un viticulteur des Graves
"On voit que les plantes ont été touchées, rapidement ça va devenir marron, c'est catastrophique" témoigne un viticulteur des Graves © F3Aquitaine

"Notre mobilisation est totale pour que les mesures d'accompagnement soient mises en place le plus rapidement possible" a déclaré Julien Denormandie, invité de la matinale de France Info ce vendredi matin.

"On va lancer notamment la mise en oeuvre du régime de calamité agricole" a t-il assuré face à l'ampleur des dégâts constatés dans les cultures françaises. "On est parfois passé de + 20 degrés à - 5 degrés et là, les bourgeons ont complètement gelés. Et une fois que le bourgeon gèle, c'est l'ensemble de la récolte qui est profondément mise à mal, voire parfois complètement perdue".

Le vignoble bordelais n'a pas été épargné par cette chute brutale des températures descendues en Gironde entre - 2 et - 6 degrés. C'est le sud du département qui a été le plus sévèrement touché. Dans le St Emilion, on estime déjà que 20 à 80% des parcelles sont détruites. "J'ai eu des vignerons qui étaient dans un état moral terrible, qui pleuraient" nous révélait jeudi Jean-François Galhaud, le président du Conseil des Vins de Saint-Emilion.

Certains évoquent un épisode similaire au gel de 2017 qui avait brûlé 40% des vignes, d'autres se réfèrent à l'année 1991, catastrophique.

 

Le ministre de l'agriculture pourrait aussi donner un coup de pouce au niveau fiscal. "Nous allons étudier les dispositifs fiscaux habituels que nous pouvons mettre à disposition de ces agriculteurs qui sont face à ces difficultés" a t-il promis. En ajoutant qu'assureurs et banquiers seraient également mis à contribution pour accompagner les exploitants.

Il a reconnu une catastrophe d'une "violence assez inédite". "On est en train de faire l'évaluation chiffrée, ce qu'on constate c'est que énormément de régions sont aujourd'hui impactées, que ce soit au nord de l'Ile de France jusqu'au sud-est et une partie du centre du pays".

Le ministre a précisé qu'il est encore trop tôt pour évaluer le coût exact des dégâts car d'autres épisodes de gel sont à craindre ces prochains jours.
  
    
  
 

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