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Gironde : le maire de Castillon-la-Bataille instaure un couvre feu en centre-ville

La place Pierre Orus à Castillon-la-Bataille / © Capture Google Street view
La place Pierre Orus à Castillon-la-Bataille / © Capture Google Street view

Le maire de Castillon-la Bataille a pris un arrêté municipal interdisant les rassemblements en centre-ville, à compter de ce jeudi soir et jusqu'au 15 septembre. Une décision qui fait suite à de nombreux débordements et se veut une réponse à l'exaspération des riverains.

Par Maïté Koda

A compter de ce jeudi soir, aucun rassemblement, ou attroupement ne sera toléré sur la place Pierre Orus, et l'allée de la République, en plein centre-ville de Castillon-la-Bataille entre 22 heures et 5 heures du matin. Un arrêté vient d'être pris en ce sens par Jacques Breillat, le maire Les Républicains de la commune.
 
Depuis plusieurs années, les lieux étaient devenus un point de rendez-vous pour les jeunes de la commune, mais aussi de Bergerac ou Libourne.
 
"Nous avons régulièrement entre 20 et 40 adolescents et jeunes adultes, qui investissent en soirée la place et les allées attenantes", précise Jacques Breillat.

On a des chiens sans muselière, du tapage nocturne, de la musique très forte, des quads et des deux roues bruyants…

 
 

Gendarmes caillassés

Dans la nuit du 13 au 14 juin, des gendarmes ont tenté d'intercepter le conducteur d'un quad, après que des riverains ont signalé ses allers-retours incessants et bruyants. "Le quad a alors pris la rue principale en sens interdit pour leur échapper. Et quand les gendarmes l'ont coincé, ils ont été violemment caillassés. Les vitres du véhicule ont été brisées", raconte l'édile.
 

Zone de sécurité prioritaire

Castillon-la-Bataille, 3 200 habitants, est une commune classée en zone de sécurité prioritaire. Mais depuis le mois d'octobre 2017, ses trois gendarmes mobiles lui ont été retirés. Ils ne reviendront pas avant la fin de l'année 2018.
 
"Cela fera au moins quinze mois sans nos gendarmes mobiles. A quoi bon nous conserver en zone de sécurité prioritaire si on ne nous donne pas les moyens qui vont avec ? , s'indigne le maire, qui ne "veut surtout pas remettre en cause le travail des gendarmes sur place", et a écrit au ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.
 

Je peux comprendre que la solidarité nationale se mette en place, pour des événements climatiques comme à Saint-Martin. Ou à Notre-Dame des Landes. Mais nous ne pouvons pas être une perpétuelle variable d'ajustement.

 

Engagement du sous-préfet

Reste désormais à savoir comment, sans moyens municipaux, faire appliquer le couvre-feu. Au micro de France Bleu Gironde, Hamel-Francis Mekachera, le sous-préfet de Libourne s'est engagé à participer à sa mise en place.  "Oui, il y aura plus de forces de l'ordre sur cette place municipale à partir de lundi, et de manière régulière", a-t-il affirmé

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