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Grève scolaire pour le climat : quelle position des proviseurs et des parents d'élèves en Gironde ?

Marche de la jeunesse pour le climat, place Saint Michel à Paris, 03 mars 2019. Photo d'illustration. / © Leon Tanguy/MAXPPP
Marche de la jeunesse pour le climat, place Saint Michel à Paris, 03 mars 2019. Photo d'illustration. / © Leon Tanguy/MAXPPP

Une grève scolaire mondiale pour le climat est organisée ce vendredi 15 mars, et de nombreux adolescents s'apprêtent à y participer, notamment à Bordeaux. Le même jour, les lycées ont reçu la consigne d'organiser des débats sur l'environnement dans leur établissement. Le feront-ils ? 

Par Alice Robinet

Les collégiens, lycéens et étudiants se préparent à faire grève pour le climat, ce vendredi 15 mai dans toute la France et notamment à Bordeaux. 
 

En "réponse" à l'annonce de cette mobilisation, qui pourrait être massive, le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer a demandé à tous les lycées d'organiser des débats sur l'environnement, de 16 heures à 18 heures, ce même vendredi.


 

Une demande irréaliste 


S'agirait-il d'un contre-feu, pour inciter les jeunes à ne pas participer à la grève ? Quoiqu'il en soit, la demande formulée par le ministre de l'Education apparait comme irréaliste au sein des établissements. 

c'est extrêmement court et difficile à mettre en place


Pour Lysiane Gervais, secrétaire nationale du SNPDEN, (le syndicat national des personnels de direction de l'Education nationale), et proviseure dans le Nord-Gironde, "c'est extrêmement court et difficile à mettre en place, surtout en cette période de conseils de classe, et alors que les lycéens terminent souvent les cours plus tôt le vendredi après-midi".

Par exemple, dans le lycée qu'elle dirige, tous les cours se terminent à 17 heures chaque vendredi. 

Un enseignant du lycée Gustave Eiffel à Bordeaux confirme que la majorité des élèves ne se trouvent plus dans l'établissement le vendredi entre 16 heures et 18 heures. Il s'étonne aussi de l'absence de consignes. "Personne n'a rien reçu. Le ministre a donné des horaires, et rien d'autre".
 

Pourtant, quand on nous a demandé, par le passé, et notamment après les attentats, de mettre en place des temps de débat ou de réflexion on avait un cadre, une matrice. 

 

Pression du rectorat 


De son côté, le rectorat de Bordeaux a appelé individuellement chaque responsable d'établissement pour lui transmettre la demande du ministre, selon la représentante syndicale. 

Une forme de pression, "juste avant la période des mutations", comme le souligne Lysiane Gervais. Elle même n'a pas connaissance d'un seul lycée de Gironde qui organisera un tel débat ce vendredi.

La proviseure souligne que par ailleurs que de nombreux établissements travaillent déjà sur le thème du réchauffement climatique et de la protection de l'environnement avec leurs élèves. 
 
 

Jean-Michel Blanquer sera en Gironde vendredi


Le ministre de l'Education sera en Gironde ce vendredi "dans le cadre de la mobilisation de l'Education nationale dans la lutte contre le changement climatique", a annoncé le ministère dans un communiqué. Jean-Michel Blanquer se rendra au collège d'Alienor d'Aquitaine de Martignas-sur-Jalle, au lycée de la Mer de Gujan-Mestras puis à l'école Alphonse Dupeux de Bordeaux.

Il participera au débat organisé au lycée Camille Julian de Bordeaux à partir de 16 heures.


 

Du côté des parents, la FCPE 33 soutient et accompagne la mobilisation des adolescents

"La FCPE soutient la mobilisation des élèves car nous encourageons cette expression de la citoyenneté, ainsi que l'engagement sur les questions environnementales", explique Stéphanie Anfray, qui dirige la fédération des conseils des parents d'élèves en Gironde. 

"Nous appelons les parents à accompagner les plus jeunes, les collégiens, et à prévenir les établissements scolaires en amont des absences" précise-t-elle. 

Au niveau national, la FCPE demande même que les absences des élèves pour la manifestation ne soient pas sanctionnées. 

Quant aux débats internes aux établissements, la représentante des parents d'élèves, estime que l'idée n'est pas mauvaise en soi, "mais que le jour choisi pour ces débats est très étonnant". 

De son côté non plus, la FCPE de la Gironde n'a pas connaissance d'établissements du département qui organiseraient le débat demandé par le ministre de l'Education. 

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