450 hectares brûlés après un tir de munitions au camp militaire de Captieux en Gironde

L'incendie au sein du camp militaire du Poteau situé entre la Gironde et les Landes dans la forêt des Landes de Gascogne a été éteint en fin de soirée. 450 hectares ont brûlé. Une cinquantaine de pompiers a été mobilisée. L'origine de l'incendie reste inconnue.
L'incendie qui s'est déclaré hier, vendredi après-midi, dans ce camp militaire servant de champ de tir aérien près de Captieux en Gironde. 70 pompiers dont une cinquantaine du département et des Landes, et d'autres ont été mobilisés en plus des moyens d'incendie et de secours présents habituellement sur place. Le feu a pu être éteint vers 23H00. 


Le sinistre a été déclenché par une munition tirée par un appareil en vol lors d'un exercice, a-t-on appris ce samedi auprès de l'armée de l'air.
 "Dans le cadre d'une mission de tir des armées françaises, une des munitions tirées par un aéronef a provoqué un départ de feu de broussailles à proximité de la cible"

Pour combattre les flammes dans cet espace non habité et surtout composé de landes et de taillis, les services de secours ont notamment allumé des "feux tactiques" qui ont permis de finir de brûler des parcelles dans des zones rendues inaccessibles aux engins notamment par la présence possible de restes ou débris d'explosifs.

450 hectares ont brûlé mais l'incendie a brûlé mais n'est pas sorti des limites du camp, un immense terrain de près de 10.000 hectares situé à cheval sur la Gironde et les Landes, dans l'est de la forêt des Landes de Gascogne, et qui sert notamment de lieu d'exercice au tir pour des appareils de l'armée de l'air.
Le camp dit du Poteau, dont le nom officiel est Champ de Tir et Polygone d'Essai (CTPE) de Captieux, est l'un des plus grands centres européens pour les tirs de missiles et les tests d'explosifs.
  

 
Les incendies dans cette enceinte militaire ne sont pas rares: en mars 2017, 1.300 hectares de végétation avaient été détruits dans l'enceinte du camp et encore 500 hectares en juillet de la même année. Ce dernier incendie avait été déclenché par un tir de missile air-sol selon l'armée. Cet immense champ de tir est équipé de pare-feux et étroitement quadrillé par une équipe de pompiers, basée 24 heures sur 24 sur le site.
En 2014, nous avions également rendu compte d'un feu au même endroit. 750 hectares avaient alors brûlé. 
 
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