Intermittents et précaires occupent l’Opéra de Bordeaux

Dès ce soir, une trentaine de personnes a été autorisée à occuper les lieux. Comme dans plusieurs dizaines de villes françaises, cette occupation vise à dénoncer la politique du gouvernement envers le monde de la culture en cette période de crise sanitaire.

Ils sont une trentaine. Une trentaine à être autorisés à rester ce soir. Le hall du Grand Théâtre leur a été mis à disposition. Une délégation a été reçue entre autres par Olivier Lombardie, administrateur général de l’Opéra de Bordeaux. « Tout s’est passé au mieux », explique-t-il. « Nous avons reçu plusieurs collectifs notamment d’intermittents ou d’artistes, ou encore des représentants de la CGT".

Nous avions tous un intérêt commun : pouvoir rouvrir et travailler dans des conditions normales. Tout le monde a intérêt à ce que cela se passe bien.

Olivier Lombardie, administrateur général de l'Opéra de Bordeaux

Mais les revendications ne s’arrêtent pas là. Dans la ligne de mire des manifestants, la réforme de l’assurance chômage. Et les 20 millions d’euros mis sur la table par Roselyne Bachelot il y a quelques jours n’ont pas fait bouger les lignes. « On fait partie de la CIP, la Coordination des intermittents et des précaires », explique Tom Linton, comédien. « Elle existe depuis une vingtaine d’années et son but est d’élargir les droits des intermittents à l’ensemble des précaires et donc aux intermittents du travail".

Il faut élargir les droits des intermittents à toutes les personnes qui travaillent aujourd’hui de façon discontinue.

Tom Linton, comédien

De nombreux lieux de culture sont occupés en France. Parmi eux, le théâtre de l’Odéon à Paris, le TAP à Poitiers, ou encore celui des Sept Collines à Tulle. Et ce lundi 15 mars Lyon et Bordeaux ont emboité le pas.

A Bordeaux, du matériel a été mis à disposition des occupants dont des chaises, des tables, des « paper boards », ou encore des prises. « Il a suffi de discuter des moyens matériels à mettre à disposition dès ce soir» , explique Olivier Lombardie. Le hall leur a donc été mis à disposition mais pas plus. « Il faut pouvoir continuer à travailler notamment avec L’Escale du livre, on va aussi bientôt répéter aussi avec Raphael Boitel, le cœur répète également en ce moment ».

Plus tôt dans la journée, une assemblée générale avait eu lieu pour déterminer quel lieu occuper. Une centaine de personnes a voté à l’unanimité pour ce lieu symbolique que représente le Grand théâtre. Les occupants sont décidés à rester sur place tant qu’ils n’auront pas obtenu de réponse de Jean Castex à la liste de revendications qu’ils vont élaborer dès demain.

 

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