Un deuxième pic épidémique est possible en Nouvelle Aquitaine à partir du 23 novembre. Mais faute de personnels, le CHU de Bordeaux n’a pas pu mettre en place d’unité bronchiolite comme tous les ans. Les enfants sont donc reversés dans le service pédiatrique général, en très forte tension.

La Gironde est l'un des dix départements de métropole les plus touchés par la bronchiolite, cette infection respiratoire qui frappe essentiellement les bébés. Le pic n'est pas encore atteint et déjà tous les lits sont occupés à l'hôpital des enfants du CHU de Bordeaux. 

Selon les données de Santé publique France, un enfant sur quatre (âgé de moins de 2 ans) accueilli aux urgences l'a été à cause de cette maladie très contagieuse, précoce et intense cet automne. Et un enfant sur deux (de moins de 2 ans) hospitalisé en urgences pédiatriques l'a été pour des complications sévères liées à la bronchiolite.

A Bordeaux, les urgences pédiatriques ont déclenché un plan Blanc depuis le 24 octobre. Et toute la Gironde a fait de même depuis le 4 novembre.
Mais malgré ce dispositif spécial pour optimiser son fonctionnement, le centre hospitalier universitaire reste en situation très tendue face à l'épidémie de bronchiolite.

"C'était la dernière place"

La maman de Noham, 2 mois et demi, revient pour la seconde fois au CHU à cause de la bronchiolite.

On est arrivés à 18 heures aux urgences. Et à 2 ou 3 heures du matin, on a pu avoir une place. C'était la dernière disponible.

Sophie Lebon, maman de Noham

"Il y a beaucoup d'enfants hospitalisés, l'épidémie est précoce", confie le Docteur Stéphanie Bui, responsable de la pneumo-pédiatrie CHU de Bordeaux.

Mais ce qui rend rend exceptionnelle la situation, ce sont les conditions de l'hôpital où nous sommes avec un manque chronique de personnel

Docteur Stéphanie Bui, responsable de la pneumo-pédiatrie CHU de Bordeaux

Des transferts de bébés vers d'autres régions ?

L'Agence régionale de santé envisage tous les scénarios en cas d'aggravation de la situation, jusqu'au transfert d'enfants malades vers d'autres régions.

Mais l'ARS compte sur l'efficacité du "plan blanc national". Le ministre de la Santé a ordonné jeudi 10 novembre ce plan dit ORSAN EPI CLIM pour faire face à ce pic annoncé de la bronchiolite .

Ce dispositif permet d'augmenter les capacités d'accueil des réanimations pédiatriques et néo-natales en Nouvelle Aquitaine (et en France) mais aussi de coordonner tous les acteurs du soin.

L'objectif actuellement est de faire en sorte que l'ensemble des enfants victimes dans les jours à venir de bronchiolites graves ou moins graves soient pris en charge dans les établissements de Nouvelle Aquitaine

Céline Etchetto Directrice déléguée à l'organisation de l'offre de soins et aux situations sanitaires exceptionnelles ARS Nouvelle-Aquitaine

Pour faire face à cette situation très tendue à l'hôpital, les autorités sanitaires recommandent aux parents de contacter en premier leur médecin traitant ou leur pédiatre face à une suspicion de bronchiolite et de ne se présenter aux urgences qu'en cas de situation grave : dans 95 % des cas, la bronchiolite ne nécessite pas d'hospitalisation.

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