Pessac : le quartier de la Châtaigneraie-Arago touché par des violences urbaines

Un comité local de surveillance et de prévention de la délinquance (CLSPD) doit avoir lieu ce mercredi 13 janvier. Au menu de cette réunion de crise, le franchissement d’un nouveau palier dans la délinquance dans cette commune voisine de Bordeaux.

Un comité local de surveillance et de prévention de la délinquance doit se tenir le 13 janvier pour évoquer la montée de la délinquance dans le quartier  de la Châtaigneraie-Arago à Pessac.
Un comité local de surveillance et de prévention de la délinquance doit se tenir le 13 janvier pour évoquer la montée de la délinquance dans le quartier de la Châtaigneraie-Arago à Pessac. © FTV

Plusieurs quartiers de la Métropole bordelaise inquiètent. Après les Aubiers, le Grand Parc ou Chantecrit, c’est au tour de la Châtaigneraie-Arago à Pessac de faire parler de lui. Si bien qu’il va être l’objet demain d’une réunion où seront notamment présents des représentants de l’État, du département, de la justice, de la police, de l’Éducation nationale, mais aussi du bailleur social Domofrance. Les incidents survenus dans la nuit de la Saint-Sylvestre dans cette zone sont à l’image d’une insécurité grandissante dénoncée par les riverains.

Rénovation du centre commercial, comme un symbole

Il est le poumon de ce quartier. Là où les habitants font leurs achats de première nécessité, où ils se rencontrent, échangent. Là aussi où certains se livrent à du trafic. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le maire de la commune avait annoncé la fermeture d’un passage couvert du centre commercial en proie à la vente de drogue. Ce mardi 12 janvier, le maire est cette fois-ci venu annoncer la rénovation du centre commercial dont les travaux avaient été retardés à cause du confinement. Prévu de longue date, ce chantier se veut un signe fort en direction des habitants.

« A travers la rénovation du centre commercial, on montre que tous les habitants de ce quartier sont comme n’importe quel habitant de Pessac », explique le maire. « Ils ont droit aux mêmes égards de la part des pouvoirs publics », rassure Franck Reynal. « Nous devons tous faire front commun contre cette insécurité qui est liée à quelques dizaines de personnes et qui fait souffrir des milliers d’autres personnes ».

Domofrance, bailleur social, a investi 800 000 euros sans augmenter les loyers des commerçants déjà durement touchés par la crise sanitaire que traverse le pays.

Une situation « explosive »

Pour les habitants, c’est évidemment une bonne nouvelle. Le comité de quartier se félicite de cette rénovation du centre commercial, pour autant il reste mesuré. "Un centre commercial comme celui-là, c’est le seul lien social dans le quartier qui existe », nous explique Jean-Baptiste Casenave, le président du comité de quartier. Je croise les doigts pour qu’il n’y ait pas un troisième confinement, parce que là…

Et puis quand on est explosif ,ça veut dire qu’il y a un fait, qui n’a peut-être rien à voir avec le quartier, qui peut faire exploser la marmite.

Jean-Baptiste Cazenave

Renforts de police ?

Le maire a récemment annoncé le recrutement de 6 policiers municipaux. Il a également évoqué la création d’un poste de police municipale dans le quartier de la Châtaigneraie-Arago. Le soir de la Saint-Sylvestre, les forces de l’ordre sont intervenues pour des feux de poubelle dans ce quartier classé prioritaire. A leur arrivée, ils ont été la cible de tirs de mortiers de feux d’artifice. L’une de leurs voitures, touchée par un cocktail Molotov, s’est également embrasée. Aucun policier n’a été blessé. Début décembre, un homme avait foncé sur des policiers qui voulaient l'interpeller près de la clinique Mutualiste. Il a été arrêté et placé en garde-à-vue quelques instants plus tard.

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