Prévention du cancer du col de l'utérus : la Nouvelle-Aquitaine engagée dans le dépistage

Le Centre Régional de Coordination des Dépistages des Cancers de Nouvelle-Aquitaine mobilise les acteurs de santé et le grand public sur le dépistage du cancer du col de l’utérus pour la quinzième semaine européenne de prévention du cancer du col de l’utérus du 25 au 31 janvier 2021. 

© Capture écran/Réseau D.E.S France - Campagne de dépistage contre le cancer du col de l'utérus

"40 % des femmes ne font pas le dépistage par frottis, or c'est un cancer qui tue encore, sauf dans les pays où la vaccination est faite correctement comme en Autsralie", explique Catherine Payet, médecin coordinateur au Centre de dépistage des cancers en Gironde.

Un vaccin existe contre ce cancer

Chaque année, près de 3000 femmes développent un cancer du col de l'utérus et 1000 femmes en meurent. Le cancer du col de l'utérus est attribuable dans la grande majorité des cas à une infection persistante par un papillomavirus humain (HPV) à haut-risque, infection très fréquente, transmissible par contact sexuel. "La Covid-19 ne doit pas faire oublier les cancers qui sont de véritables bombes à retardement."

Pour beaucoup de cancers, plus le diagnostic est fait tôt, moins les traitements sont lourds et meilleures sont les chances de guérison.

Denis Smith, président Centre de dépistage des cancers Nouvelle-Aquitaine

"Cela fait dix ans qu'un vaccin est proposé en France, le taux de participation est de 25 % en France et de 33% en Gironde", constate Catherine Payet. 

Depuis janvier 2021, c'est une nouveauté, le vaccin est remboursé par la Sécurité sociale pour les garçons "qui sont vecteurs du virus responsable du cancer du col de l'utérus chez les femmes, et du cancer de l'anus ou du cancer oropharyngé chez les hommes. En Australie, le cancer du col de l'utérus a disparu grâce à la vaccination. Depuis juillet 2020, une campagne nationale de dépistage a été lancée" selon Catherine Payet. "Nous invitons au dépistage toutes les femmes qui ne sont pas à jour de leur frottis depuis trois ans." 

Dépistage organisé en Nouvelle-Aquitaine

Le Centre de dépistage de Nouvelle-Aquitaine, situé à Mérignac en Gironde, incite les personnes appartenant à des tranches d'âges spécifiques à réaliser des examens de dépistage. "Le cancer du col de l'utérus est un cancer évitable car il est attribué à un virus", précise le centre de dépistage qui recommande de faire vacciner filles et garçons à partir de 11 ans.

Si vous êtes une femme âgée entre 25 et 65 ans, il est conseillé de consulter son médecin traitant, gynécologue ou sage-femme, même si l'on est vaccinée :

►de 25 à 29 ans : un prélèvement avec analyse des cellules, tous les trois ans après deux prélèvements normaux à un an d'intervalle

►de 30 à 65 ans : un prélèvement avec recherche du virus HPV tous les 5 ans

L'origine du cancer du col de l'utérus

La cause principale du cancer du col de l’utérus est une infection persistante par un virus qui se transmet par voie sexuelle  le papillomavirus humain ou HPV (human papillomavirus). Lorsque ce virus s’installe durablement au niveau du col de l’utérus, il peut provoquer des modifications de l’épithélium, on parle de lésions précancéreuses. Dans de rares cas, il arrive que ces lésions évoluent vers un cancer. Cette évolution est lente puisqu’un cancer apparaît généralement 10 à 15 ans après l’infection persistante par le virus.

 

France 3 région et France Assos Santé Nouvelle-Aquitaine s’associent et soutiennent cette campagne en diffusant un spot d’information de six associations fédérées autour de ce cancer, sous l’impulsion de Réseau D.E.S. France pour ensemble contribuer à promouvoir ce sujet transversal.

VIDEO sur le dépistage du cancer du col de l'utérus ►

Réseau D.E.S France - Campagne de dépistage contre le cancer du col de l'utérus

►Centre régional des dépistages de Nouvelle-Aquitaine 05 57 29 14 60

Quelques chiffres

En France, le cancer du col de l’utérus est le 12ème cancer féminin le plus fréquent. Il se développe en moyenne 10 à 15 ans après une infection persistante par un papillomavirus (HPV).

Le dépistage des lésions précancéreuses par la réalisation régulière d'un test de dépistage a permis de diminuer de moitié le nombre des nouveaux cas, ainsi que le nombre des décès, depuis 20 ans. La vaccination contre les principaux types de HPV pour les jeunes filles est un moyen d'agir complémentaire contre ce cancer.

Nombre de nouveaux cas estimés de cancer du col de l'utérus en 2015 : 2 797

Âge moyen au diagnostic en 2012 : 51 ans

Nombre de décès par cancer du col de l'utérus estimés en 2015 : 1 092

Âge moyen au décès en 2012 : 64 ans.

Survie nette (c'est-à-dire celle qu'on observerait si la seule cause de décès des personnes atteintes de cancer était le cancer) : 66 % à 5 ans (diagnostics portés entre 2005 et 2010), 59 % à 10 ans (sur la période 1989-2010).

Source : Institut national du cancer, cliquez-ici

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