Procès du gourou Zeus aux Assises de la Gironde : les preuves accablantes de son emprise sur ses victimes

Publié le Mis à jour le
Écrit par Clémence Rouher .

Claude Alonso, surnommé le gourou de Gujan Mestras, aurait mis en place des mécanismes d'emprise à l'aide d'objets lié à un véritable culte. Ceux-ci étaient présentés à l'audience aujourd'hui

En ce 4ème jour de procès, la parole, à la barre ce matin, était au directeur d’enquête.

Des preuves accablantes 

Avec précision, il a évoqué tous les objets, liés à l’existence potentielle d’un culte, saisis au sein de la maison de Claude Alonso à Gujan-Mestras.

Celui qui a participé à cette enquête, ouverte à la suite d’un signalement fait à la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires), parle d’un certain nombre d’écrits retrouvés qu’il qualifie de « farfelus et insensés ».

Mais surtout il sidère l’assemblée avec des objets sortis de l’ordinaire du commun des mortels.

A l’image de cette représentation de l’Olympe qui était exposée sur la mezzanine de Claude Alonso et dans laquelle il figure en Zeus triomphant au milieu de ses déesses.

ll évoque également les fameuses Tables des lois dont celui que l'on surnomme "le gourou de Gujan-Mestras" a lui-même rédigé les commandements.

 

Enfin dans cette maison, ils saisissent également des jarres avec des préparations ésotériques. On y retrouve du vin; le sperme de Claude Alonso; le sang des menstruations de certaines pensionnaires et à priori du Lexomyl, dont de nombreuses boîtes étaient présentes chez l'accusé. Un mélange que les pensionnaires devaient consommer avant d'offrir leur corps au Dieu suprême de manière à "éprouver la puissance créatrice de l'acte sexuel", comme il leur répète. 

 

Zeus muré dans le silence

Cet après-midi devait être consacré en partie au développement de la réponse de l’accusé. 

Mais celui qui n'a eu de cesse de prendre la parole, de crier au complot et de réfuter les viols, garde alors le silence .

Et la mise en scène de ce refus est spectaculaire : quasiment allongé sur son fauteuil les pieds sur une chaise et les bras croisés sur la poitrine, tel un gisant, il se contente de signifier d'un signe de tête qu'il refuse de parler.

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