Solidarité et émotion avec Bernard Lavilliers en point d'orgue pour la journée de soutien des Fords

Débats avec les sociologues Monique et Michel Pinson, concert avec HK, Didier Super et Bernard Lavilliers, la journée de soutien aux salariés de Ford Blanqueford a joué son rôle : relancer la mobilisation et remonter le moral des salariés dont les 900 emplois sont menacés. 

"Non ce n'est pas trop tard. Il y a 10 ans, Ford est déjà parti. Ils ont vendu à repreneur fantôme. Puis ils sont revenus sous la pression. On l'a fait. On peut le refaire !" nous explique une militante syndicale de l'usine qui veut garder espoir, coûte que coûte, alors que le groupe américain a annoncé fin février sa ferme intention de fermer son site de Blanquefort en 2019.

Alors que la mobilisation s'affaiblit, le CE de l'usine, le comité de soutien et la ville ont décidé d'organiser cette grande journée de mobilisation et de soutien.

Les débats autour des sociologues Monique et Michel Pinson et du journaliste Serge Halimi ont fait salle comble l'après-midi dans l'amphithéâtre du lycée agricole, où il était question de mondialisation et de lutte des classes.



La soirée s'est tenue à guichet fermé à la salle Fongravey où se sont succédés nombre d'artistes sur scène, dont le très engagé Bernard Lavilliers.



"Ca fait longtemps que je soutiens les usines occupées, les gens qui revendiquent du travail alors qu'ils en avaient et qu'on leur enlève. Ca me touche personnellement parce que je viens exactement de ce milieu donc j'ai pas oublié" nous confie t-il.

Le chanteur a ravi le public en enchaînant ses airs les plus réputés pendant une demi-heure. Un concert qu'il est venu offrir, gracieusement, aux salariés et à leurs familles. 

"Moi je chante, je vais leur donner un peu de bonheur, une peu de musique. Le soutien d'un artiste c'est important je pense" explique t-il.



L'argent des places du concert, vendues 5 euros, servira à engager de nouvelles actions de soutien pour les Ford.

Les salariés manifesteront de nouveau mardi prochain, dans les rues de Bordeaux, aux côtés des cheminots, des postiers et des étudiants.