Gironde : dépistages du coronavirus parmi les saisonniers mais aussi des collégiens

Pour les saisonniers, il s'agit d'une campagne volontaire de dépistage à Saint-Emilion en Gironde. Mais à Lesparre, dans le Médoc, le collège Les Lesques devrait être fermé, après un test positif au covid-19 d'au moins une de ses collégiens. D'autres adolescents vont être testés.

Après un cas de covid-19 chez un adolescent du Collège Les Lesques, des dépistages sont organisées pour les personnes "contacts".
Après un cas de covid-19 chez un adolescent du Collège Les Lesques, des dépistages sont organisées pour les personnes "contacts". © Google maps

Pendant deux jours, des tests vont être faits sur les adolescents et adultes qui ont pu être "en contact" avec l'adolescente. 
L'ARS organise la prise en charge de chacun via la plateforme de la CPAM qui liste, auprès des cas de covid+ (testés positif),  les "contacts" qui ont été en présence 48h avant l'apparition des premiers symptômes chez le patient (qu'on appelle patient zéro). 

Pas de reprise des cours au collège de Lesparre

Pour l'instant, un arrêté municipal a été pris pour la fermeture du collège jusqu'à mercredi, mais il pourrait fermer définitivement. Car ce lundi, la direction du collège a fait savoir aux familles que les cours ne reprendraient pas avant la rentrée de septembre.

Ce dimanche, le Collège a communiqué avec les familles des collégiens via la messagerie interne leur indiquant avoir reçu un appel de la famille d'une jeune fille d'une classe de 6ème.
L'adolescente a consulté son médecin le jeudi (25/06) après le diagnostic positif de son oncle à la covid-19. Le test pour la collégienne s'est révélé positif (asymptomatique). Sa mère a elle aussi etait testée mais est négative.

Le collège indique également que la jeune fille, asymptomatique jusqu'alors, a porté le masque en continu durant sa présence au collège et a quitté l'établissement depuis jeudi.

Une procédure de dépistage

D'après Patrice Dubreil, de l'ARS de Nouvelle Aquitaine, pour ce cas particulier au collège de Lesparre, les personnes concernées par ce premier dépistage, les cas contacts de l'adolescente seraient une trentaine, adultes et adolescents.

Ces cas identifiés comme "contacts" sont répertoriés et contactés par la CPAM qui leur adresse les consignes d'isolement (14 jours) et rappelle les gestes barrières et précautions.
Cette "inscription" sur la plateforme fait office de prescription (ils n'ont pas besoin de voir leur médecin) pour effectuer un test covid-19 au laboratoire, et avoir leur résultat 48 heures après.
Ensuite, si parmi cette trentaine de contacts, un seul est positif, il devient alors à son tour un "patient zéro" et fait l'objet d'un nouveaux cercle d'investigations, une nouvelle liste de contacts...

Le maire de Lesparre se dit "inquiet"

Sur demande de l'Education Nationale, il vient de signer l'arrêté municipal ordonnant la fermeture, jusqu'à mercredi, de l'établissement. Bernard Guiraud, le maire de Lesparre dans le Médoc, a été informé samedi, par un inspecteur de l'éducation nationale, de ce cas de covid car, heureusement, la famille a prévenu le collège. Il a d'ailleurs demandé de ses nouvelles, " Elle va bien, comme une mauvaise grippe..."

Pour autant, si des collégiens sont porteurs, ce sont des familles qui potentiellement peuvent l'être à leur tour. Il y a le collège Notre Dame, qui n'est pas à côté, "mais ils prennent, pour certains, les mêmes bus (ramassage scolaire)... Huit à neuf bus de 50 à 60 élèves chacun..."

Par ailleurs, en observant une ambiance de relâchement avec l'arrivée des beaux jours, dans les soirées, les bars, les marchés, le maire de Lesparre se dit très attentif voire plus:

Je suis en fait assez inquiet. On voit ce qu'il se passe en Guyane que je connais par ailleurs, et par certains aspects, ça m'y fait penser... Pourvu que ça ne se passe pas ici pareil.

Bernard Guiraud - maire de Lesparre -

Une campagne pour tester les saisonniers

Depuis le mois de juin, l'ARS procède des dépistage gratuits en ciblant des populations à risques de par leur précarité et un accès moins facilité aux soins, soit par leur activité.
À Saint-Emilion, c'est une campagne de dépistage gratuit pour les travailleurs saisonniers qui a lieu ces deux jours "sur plusieurs territoires ciblés pour faciliter l’accès aux tests et casser les chaînes de transmission du virus dans la région".

D'après Catherine Le Mercier, directrice adjointe de la délégation départementale (33) de l'ARS, "On va au devant des personnes qui ont peut-être moins accès aux soins avec ce dépistage gratuit (tests sérologique PCR"). Ils auront lieu lundi et mardi après-midi (29 et 30 juin), notamment à Saint Emilion, en collaboration avec le centre hospitalier de Libourne (Robert Boulin) mais aussi sur d'autres communes (lien actualisé).
 


"La participation au dépistage permettra ainsi d’évaluer la circulation du virus sur ce territoire, de déclencher la recherche de personnes contacts, d’identifier et de casser les chaînes de transmission du virus".
Les personnes sont invitées à se munir d’une pièce d’identité, et si possible, de leur carte vitale (ou autre document attestant d’une couverture sociale). Les résultats sont ensuite communiqués par téléphone.
Déjà, tout au long du mois de juin, des dépistages COVID19 gratuits à destination des personnes en situation de précarité ont été organisés dans plusieurs points de Bordeaux dont le secteur de la gare, par des équipes mobiles du CHU de Bordeaux accompagnées de travailleurs sociaux auprès de personnes précaires volontaires (test virologique RT-PCR), présentes dans le secteur de la gare Saint-Jean. 

D'autres dépistages en juillet sont prévus. D'après Catherine Le Mercier, l'ARS, après les saisonniers dans les vignes, va aller au devant des saisonniers de l'été, en collaboration avec la clinique de Lesparre, et organiser un dépistage gratuit le 8 juillet au Sextan à Carcans, puis un autre plus tard au château Pedesclaux, toujours en Médoc.

D'autres cas en Aquitaine

Dans le même temps, d'autres cas ont été mis au jour en milieu scolaire. Dans les Pyrénées-Atlantiques, dans une ikastola d'Anglet où deux enfants de 4 ans, des jumeaux, ont été testés positifs. En accord avec l'ARS, et l’Inspection d’Académie, le protocole a été appliqué et l'école a été fermée. Ici aussi la chaîne de contacts a été établie. 
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