Double meurtre à Izon : un appel à témoins lancé par la gendarmerie pour "affiner certaines hypothèses"

Un appel à témoins est lancé concernant une voiture aperçue par le voisinage du couple sauvagement assassiné dans la nuit du 14 au 15 décembre dernier en Gironde. Plus de 200 personnes ont été auditionnées ces six derniers mois, et les pistes sont nombreuses.  

Les enquêteurs au domicile du couple sauvagement poignardé et égorgé à Izon en Gironde.
Les enquêteurs au domicile du couple sauvagement poignardé et égorgé à Izon en Gironde. © France 3

L'enquête avance et à ce stade les pistes sont multiples. Contentieux financier, rivalité entre voisins, conflit amoureux et bien d'autres hypothèses que les enquêteurs préfèrent garder pour eux. Cet appel à témoins pourrait leur permettre d'affiner leur travail et les aider à prendre une direction. Le juge d'instruction a donc décidé de lancer cet appel d'autant que deux gardes à vue ont récemment apporté des informations sans que suffisamment d'éléments à charge ne soient retenus. 

Une voiture bleue avec un homme en kaki à son bord

Une voiture possiblement de marque Peugeot, de couleur bleue ou turquoise aurait donc été aperçue par le voisinage. A son bord un homme habillé en kaki façon militaire, aurait été vu. Ce véhicule aurait été aperçu dans le secteur de Saint-Sulpice-et-Cameyrac et Izon fin 2019. Toute personne susceptible de l’avoir croisé et pouvant fournir un renseignement est invitée à contacter les enquêteurs au 06 85 57 13 15.
 
Le domicile du couple assassiné à Izon en Grionde, décembre 2019 - aucune piste pour l'heure, quatre mois après les faits.
Le domicile du couple assassiné à Izon en Grionde, décembre 2019 - aucune piste pour l'heure, quatre mois après les faits. © JM Desplos MAXPPP
 

Rappel des faits 

Jean-Claude Muller et son épouse Sylviane ont été sauvagement assassinés à l’arme blanche, à leur domicile route de Saint-Sulpice, à Izon dans la soirée ou la nuit du 14 au 15 décembre 2019. Une vingtaine de plaies ont été recensées sur le corps de Jean-Claude Muller, dont une dizaine dans la région du cœur. De nombreuses plaies dans la région du coeur également relevées sur le corps de sa femme ainsi que les stigmates d'un viol. C'est l'une des deux filles du couple qui avait fait la macabre découverte le dimanche 15 décembre. Ses parents gisaient dénudés sur leur lit dans une marre de sang. Sur place la police technique et scientifique a pu relever des traces d'ADN, mais elles n'ont rien donné lors du rapprochement avec le fichier national des empreintes génétiques (FNEG).   

Un couple sans histoire ? "C'est plus compliqué que ça"

Ces six derniers mois près de 200 personnes ont été auditionnées. Des proches, des amis, des collègues de travail des clients. Jean-Claude Muller était électricien, sa femme avait cessé son activité d'éleveuse de bouledogues au moment du drame. Autant de témoignages sur lesquels s'appuient les enquêteurs. Est-on toujours sur la piste d'un couple sans histoire ? "C'est plus compliqué que ça", rapporte une source proche de l'enquête. "Le couple a travaillé dans plusieurs milieux professionnels, cela ouvre beaucoup d’hypothèses de conflits potentiels. Cela peut aussi être un contentieux financier, une rivalité de voisinage ou amoureux.  Ils avaient une certaine façon de gérer leurs finances, mais on n'a pas forcément envie de s’étendre là dessus".

"Un point d'étape pour capter l'attention"

Les gendarmes de la Section de recherches (SR) de Bordeaux-Bouliac, en charge de l’enquête, sont face à plusieurs pistes. Depuis six mois, six enquêteurs travaillent à plein temps sur cette affaire suite à l'ouverture d'une information judiciaire par le parquet de Bordeaux pour « assassinat et meurtre aggravé par la circonstance que les faits ont été précédés ou suivis de viol ». Il s'agit donc aujourd'hui de resserer l'éventail qui a été ouvert grâce à des témoignages anonymes, des auditions de témoins ou encore des informations divulguées sur les réseaux sociaux. Cet appel à témoin pourrait permettre "d'affiner certaines hypothèses". Nous sommes à un "point d'étapes pour capter l'attention", précise notre source. C'est à dire que certains témoignages restent incomplets et les enquêteurs souhaiteraient les recroiser. Cet appel pourrait apporter de nouveaux témoignages tant sur le véhicule en question que sur d'autres aspects de l'enquête. "On attend un retour des gens en proximité que ce soit sur ce véhicule ou toute autre information".



 
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