La société 1855 placée en redressement judiciaire

La société de vente en ligne 1855.com, est placé en redressement judiciaire. Beaucoup d ' internautes s'estiment lésés par les agissements de cette société, et ce depuis plusieurs années. Les clients non-livrés ont deux mois pour se faire connaître

© France 3
Le tribunal de commerce de Paris a placé lundi la société Héraclès, anciennement 1855.com, en redressement judiciaire. La juridiction a ainsi répondu favorablement à plusieurs créanciers dont l'Urssaf. Les clients non-livrés ont deux mois pour se faire connaître

Un communiqué de la société précise que seule l'activité primeurs est impliquée dans ce redressement. "Les filiales opérationnelles du groupe - 1855 ec, ChateauOnline, Caves de la Transat et Cave Privée - ne sont aucunement concernées par cette procédure et poursuivent donc de façon autonome leur activité de vente de vins."

Avec ce placement en redressement judiciaire, un administrateur judiciaire a été désigné et l'activité d'une partie de la société va désormais s'exercer sous son contrôle. Les créanciers, et donc les clients qui n'ont jamais reçu leur livraison, auront deux mois pour faire une déclaration auprès de l'administrateur, indiquant les sommes qui leur sont dues. L'administrateur judiciaire a six mois pour mettre en place un plan de redressement.


Une histoire à rebondissement

Sur ce marché prestigieux des primeurs apparaît en 2002 un nouveau venu, 1855. La société créée en 1995 par Émeric Sauty de Chalon a ouvert son site Internet www.1855.com quatre ans plus tard, et propose donc en 2002 le "plus grand choix de bordeaux primeurs, avec plus de 500 références". Une success story qui se traduit en 2006 par une introduction en Bourse – sur le marché Alternext d’Euronext –, et l’apparition d’investisseurs tels que Jean- Pierre Meyers, le gendre de Liliane Bettencourt. 1855.com se présente comme "le plus grand choix de vins sur Internet", à mi-chemin entre Hermès pour le luxe et Amazon pour la variété du stock et les capacités de livraison…

Mais la belle machine s’est passablement enrayée si l’on en croit le nombre de clients, mécontents, qui inondent Internet de témoignages indignés. Avec, en toile de fond, cette accusation: 1855 vendrait des bouteilles qu’elle n’a pas pris la peine de commander.et qu’elle se révèle incapable de trouver sur le marché, notamment pour les meilleurs millésimes dont les prix se sont entretemps envolés.






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