Sainte-Terre en Gironde : le drapeau de la discorde attire les politiques d'extrême-droite

Alors qu'un conflit au sujet d'un drapeau de la France Libre exposé sur une façade s'envenime dans la petite commune de Sainte-Terre en Gironde, certains partis politiques ont tenu à manifester leur soutien au propriétaire du drapeau, comme Florian Philippot, du mouvement Les Patriotes. 

Le drapeau de la France libre accroché par un habitant de Sainte-Terre (Gironde).
Le drapeau de la France libre accroché par un habitant de Sainte-Terre (Gironde). © (DR)
Exposer un drapeau de la France Libre en face d'une mairie peut-il constituer un trouble à l'ordre public ?

Interviewé par nos confrères de France Info, Guy Marty, le maire de la commune de Sainte-Terre, en Gironde, a indiqué avoir demandé l'avis de la préfecture, qui s'est elle-même tournée vers le ministère de l'Intérieur. 

Si chacun commence à mettre sur sa façade le drapeau de sa couleur politique, ça devient ubuesque


"Ce n'est pas le drapeau français à ce que je sache. Si chacun commence à mettre sur sa façade le drapeau de sa couleur politique, ça devient ubuesque. (...)" réagissait Guy Marty auprès de France Info.

Nombreux soutiens de l'extrême-droite 


Depuis, de nombreux internautes ainsi que plusieurs partis et représentants de partis d'extrême-droite ont manifesté publiquement leur soutien au propriétaire du drapeau.

D'abord l'UPR, parti au sein duquel il est militant, avec son président François Asselineau qui a posté sur twitter un message de soutien. 


Gilbert Collard, député Front National du Gard, a lui aussi pris parti en faveur du drapeau : 


Et ce dimanche 20 mai, Florian Philippot, président de son parti Les Patriotes, a manifestement fait le déplacement devant le drapeau en question.

Il en a profité pour poster une vidéo sur son compte facebook, durant laquelle il affirme son "soutien à cet habitant". 


Les représentants locaux de Debout La France ont aussi posté un communiqué et une photo d'eux devant le drapeau. 



Depuis le début de l'affaire, le maire de la commune a reçu des menaces par mail et téléphone.

Il indiquait à nos confrères se réserver le droit de porter plainte. 

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
politique société
l’actualité de votre région, dans votre boîte mail
Recevez tous les jours les principales informations de votre région, en vous inscrivant à notre newsletter